Deux textes attribués à Didyme Judas Thomas,

le "Jumeau" du Christ,

"le Christos indien"

évangélisateur de l'Inde.

Cet article fait suite à :

L'Apôtre Thomas a aussi évangélisé la Chine : en témoignent les sculptures du "Mont du Prince Duc" près de Lianyungang en 68-70.

Article d'ailleurs contesté par un commentaire signé d'un pseudonyme.

Apocalypse1

Apocalypse2 copie

 " On ne connaît rien de l'auteur de l'Apocalypse de Didyme Judas Thomas, si ce n'est qu'il se réclame de cette succession apostolique indienne qui est si originale, comme porteuse d'un christianisme de grande justesse..." (Tau Sendivogius, Patriarche, p. 45) 

Tout le texte témoigne du fait que la Matière est Une avec l’Esprit... Didyme Judas Thomas, le Frère Jumeau du Christ, dénonce déjà dans son Apocalypse, ceux qui œuvrent à rompre l’Unité :

« Qui oppose la chair à l’esprit travaille contre la chair et travaille contre l’esprit. Défie-toi donc toujours de ceux qui, ayant laissé l’esprit de division s’emparer de leur quête, œuvrent pour celui que nous nommons Diabolos, parce que de un il fait deux, là où de deux il ne fallait faire qu’un. [1] »

« Si l’humain ne se développait que par la moitié de lui-même, c’est-à-dire seulement par sa partie humaine, sans accéder à ce qui de lui est Eternel, il serait, dans  le temps, absorbé, résorbé par “ce qui le précède” (les règnes qui l’ont précédé)... » (Karuna Platon, Les Chevaliers d'Aujourd'hui. Les Chevaliers de Demain, Les Editions de la Promessep. 210)

Il est possible de dire aussi qu’il est « une bête », sans donner à ce mot un sens péjoratif. Ce que fait Didyme Judas Thomas dans le texte de son « Apocalypse ». La bête, le serpent-dragon représentant les énergies telluriques n’est pas à tuer. Saint Michel ne tue pas la bête, il la maintient à sa juste place, sauf dans quelques représentations déviées, hélas. L’erreur atteint son apogée avec la bête de l’Apocalypse, dont le sens n’a pas été compris !

La « bête » humaine a à connaître les règnes précédents dont elle est issue... « N’écoute pas ceux qui disent que l’Ennemi est ce serpent ou dragon que par mépris ou pour effrayer ils appellent la bête Car cette bête n’est pas autre que notre compost. Ceux-là veulent tuer la bête pour rendre stérile notre terre, ils s’acharnent sur son corps pour rendre vaine notre quête de lumière. [2] »

 L'Apocalypse couvre 14 pages. Vient ensuite

Le fruit de l'Amandier transcrit par sa disciple 

Manashar la pauvresse rapporte ce que lui dit Didyme Judas Thomas lorsqu’il lui apparut : « ... je te livre ici les paroles de celui qui, entré dans la chambre nuptiale, enseigne à qui l’écoute le chemin qui mène au fruit de l’amandier. » Ces paroles sont donc celles du Christ.

« Laisse moi te parler des quatre animaux qui entourent le fruit de l’amandier céleste, et laisse moi te parler des 9 échelons de l’échelle qui te mènera jusqu’à lui.506 » L’amande est aussi la mandorle qui entoure le Christ en Gloire entouré des quatre animaux représentant les quatre évangélistes. Ces neuf échelons sont les neuf chakras, les neuf lumières... Alors, ces paroles de Thomas sonnent juste : « Beaucoup t’enseigneront que pour connaître le goût de l’amande il faut casser la coque, et moi je te dis que ce n’est pas par effraction que tu pourras entrer dans la demeure du Seigneur. [3] » La seule force nécessaire est une humilité sans faille...

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Christ en Gloire dans une mandorle, cathédrale de Chartres.

[1]L’Apocalypse de Dydime Judas Thomas, Editions Raphaël de Curtis, 2017, p. 8 (22).

[2] - Editions Raphaël de Curtis, 2017, p. 9 (23).

[3] - Didyme Judas Thomas, Le fruit de l’amandier, Editions Raphaël de Curtis, 2017, p. 1-2.

Apocalypse2