De l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

à la Matière Immaculée,

 M-reVeilleuse

 

L'Immaculée Conception désigne la conception de Marie, mère de Jésus, en tant qu'elle est dès l'origine « sans tache » (latin : macula), sans trace de « l’erreur à l’égard de l’Origine ». (Karuna Platon)

ImConception

La proclamation du dogme catholique date de 1854. La Conception Immaculée de Marie n'est pas celle de Jésus mais celle de la Vierge et sa vie est restée immaculée dès sa conception.

La fête de la Conception de la Vierge est célébrée en Orient depuis le VIIIème siècle et plus tardivement en Occident autour du Xème siècle.

Le culte de Marie [1], Reine du Ciel, Vierge Mère, est actuellement très répandu dans le monde entier par le christianisme, elle qui chante le Magnificat lorsque Jésus trésaille dans son sein  lors de sa visite à Elisabeth, la mère de Jean-Baptiste :

                                            « Mon être exalte IHVH ;

                                            mon souffle exulte pour Elohîm, mon sauveur…

                                            il fait prouesse de son bras ;

                                            il disperse les orgueilleux en l’intelligence de leur cœur.

                                            Il fait descendre les puissants des trônes, mais relève les humbles

                                            Il remplit de bien les affamés ; et les riches, il les renvoie, vides. » (Luc 1, 46-53)

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L'Annonciation. Boticelli.

Qu'est en vérité Marie, Mère Universelle ?

« Elle est "une Seule et même Chose

avec le Père, le Fils, le Saint-Esprit,

l'Épouse et l'Épousée...

pluralité d'une seule et même Énergie :

L'AMOUR. [2]  » 

La Mère Universelle a pris bien des noms au cours des siècles, mais actuellement, c’est celui de Marie qui est le plus répandu :

«  La Mère Universelle, les hommes l’ont adorée sous les noms d’Atoum, Astarté, Nammu, Maat, Isthar, Tanit, Cybèle, Dana, Koridwen, Brigitt, Belissima, Marie... et tant d’autres noms chez tous les peuples de la Terre, lui donnant le plus souvent l’apparence féminine ... car cette Mère Universelle est en vérité la Féminité Manifestée, c’est-à-dire la vraie Masculinité (l’activité du réceptif), en un mot l’Androgyne[3]”  [4]»

Marie succède de fait à l'ancienne Vierge noire, Isis. Elle doit nécessairement se décanter des ténèbres.

La Mère Universelle, Mère Veilleuse, c’est la Mère Lus, Mère Lusine, Mélusine ! Mère de Lumière et la Lumière est l'Essence de l'Humain. 

« L'univers est bondé à ras bord de lumière, et c'est cette lumière qui est l'âme du monde[5] »

 « ... l’image de la Mère Universelle est substitut, sous toutes ses formes et apparences, de l’Atome de l’Energie originelle.. [6]» 

Lumire-noire

Peinture de l’auteur.

« Et ainsi, tel Dieu qui est amour, l’Energie en vous retrouvée est cette particule infinitésimale jusqu’à l’extrême de sa disparition dans l’existentiel dont le rayonnement est Amour[7] »

En Dieu, la Conception de la Manifestation est Immaculée, c'est pourquoi "le miroir sans tache" est l'attribut, dans le christianisme, de la Vierge Marie (mère du I-E : depuis l'axe, le Principe, le juste déploiement sur les trois plans de l’Humain Réalisé, dit la hiéroglyphie), de l'Immaculée Conception.

La multiplication des apparences se produit avec une extraordinaire profusion comme en témoigne la surabondance de toutes les formes de vie dans les quatre règnes.

Dans sa Conception, la Création est immaculée. Dès qu’il y a manifestation, inévitablement, il y a maculation, dualisme, ce qui n’est en rien une erreur, ni une faute, et encore moins un péché !

La Création est la manifestation des Principes immanant de l’Unité qui en est la Cause Principielle. La Lumière Noire du non-manifesté [8] donne naissance à la lumière et aux ténèbres. Toute manifestation sortant de l’Unité première est duelle, mais cette dualité est le “deux-un” ; c’est “l’unité de la force duelle”, à l’exemple de l’unité du recto et du verso d’une feuille d’or qui, aussi fine que puisse être son épaisseur, sont inséparables.

La Virginité physique est tout à fait secondaire, même si elle peut être réelle. Il y a une sexualité naturelle qui n’est en rien un obstacle à la chasteté, à la Virginité véritable, et qui n’est en rien un péché ! Le désir d’enfant est naturel chez l’humain, contre-carré parfois par des problèmes psychologiques, des impossibilités physiques ou par de graves maladies... Mais la Nature a ses raisons au-delà  souvent de nos désirs et de nos compréhensions...

En témoigne Dominique Marie-Madeleine Galibert dans Le Livre de Chair, où elle écrit : « Aussi incroyable que cela puisse paraître, le cancer qui m’empêche à jamais d’être mère d’enfants issus de ma chair place ma vie sous le signe de la fécondité. Il m’a donné un long temps de désert où j’ai vraiment pu fêter dans ma chair la  Pâque du Seigneur... [9] » Et la fécondité spiriruelle, qu’elle soit chrétienne ou prenne ses racines dans une autre tradition juste, est aussi une source de Joie...

Cette femme fait le choix de se consacrer entièrement à Dieu en choisissant la chasteté physique :

« Un jour ou l’autre, dans cette formidable aventure qu’est la virginisation intérieure, les péchés tombent d’eux-mêmes, comme des peaux mortes. Ils sont soudain démodés et on s’étonne presque qu’ils aient été si longtemps de tenaces compagnons.

Se laisser virginiser, c’est évoluer au rythme d’un danseur, s’ajuster à son pas, se laisser guider. Et le Christ est le danseur par excellence, celui dont l’oreille est la plus exercée à saisir cette musique intérieure qui ne demande  qu’à nous libérer... [10] »

Nous revenons au sens premier, bien loin de l’expression populaire mal comprise : 

« se refaire une virginité » !

« L' IMMACULEE CONCEPTION

est ton unique Refuge sur la Terre.

Le Temple Immaculé est celui qui reçoit l'Amour

directement du Cœur au Ciel Céleste... [11] » 

[2] - Karuna Platon, L’Instruction du Verseur d’Eau, Editions de la Promesse, 200, p. 350.

[3] - Brochure du Musée de la Mère Universelle, Château du Magnet, 36230 Mers-sur-Indre (Musée maintenant fermé).

[4]  - Kinthia Appavou et Robert Régor Mougeot, La Vouivre, un Symbole universel en collaboration avec (Editions La Table d'Emeraude, 1993 ; 1995. EDIRU, 2006) 4ème éd. Les Editions du Cosmogne, 2011, p. 52

[5] - Nasafi, Le Livre de l'Homme Parfait, Fayard, p 32.

[6] - Emmanuel (Yves Monin), La Voie du Couple, Le Point d’Eau, 1991, cité dans La Vouivre un symbole universel, p. 53.

[7] - Texte Inédit d’Emmanuel (Yves Monin) cité dans La Vouivre un symbole universel, p. 53.

[8] - Voir notre livre Le Miroir, Symbole des Symboles (Editions Dervy, 1995) 2ème éd. Les Editions du Cosmogone, 2011 chap. « Le Miroir du Principe ».

[9] - Dominique Galibert, Le Livre de Chair, Edition Odette Galibert, Maison Sainte Claire, 12200 Villefranche de Rouergue, 2011, p. 140. Voir l'article :: Dominique Galibert, une sainte du terroir contemporaine, à découvrir par ses écrits..

.[10] - Ibidem, p. 191.