File:Virgin Mary and Jesus (old Persian miniature).jpg

Maryam avec son fils Îsâ. Miniature persane ancienne.

"Le Coran parle de Jésus sous le nom d’`Îsâ, personnage indissociable dans les textes coraniques de sa mère Maryam (« Marie »). Il est ainsi souvent désigné sous le nom de al-Masïh `Îsâ ibn Maryam présenté avec celle-ci comme modèles à suivre.

Jésus fait partie des prophètes dits « famille de 'Îmran » avec sa mère, son cousin Yahyâ (Jean le Baptiste) et le père de celui-ci Zacharie. La foi populaire musulmane accorde une grande importance à Jésus et Marie tandis que Jésus, tourné vers la beauté du monde, apparait par ailleurs souvent avec son cousin Jean, ascète radical, avec lequel il forme une façon de « gémellité spirituelle permanente ».

L'insistance marquée sur la filiation à Marie est un clair rejet de la filiation divine de Jésus ; néanmoins, la tradition musulmane souligne le caractère miraculeux de sa naissance virginale sans père connu,..." (Wikipedia)

Maryam sous le dattier avec Îsâ nouveau-né.

L’Annonciation dans le Coran  

C’est entre 610 et 632 que le prophète Mahomet transmet à ses premiers compagnons les sourates du Coran,    et l’une des plus belles, la sourate 19, Marie-Maryam, de 98 versets, qui aurait été donnée à la Mecque selon la tradition. Elle évoque la conception miraculeuse de son fils ‘Issa,    survenue sans l’intervention d’un homme et annoncée par l’ange Gabriel. Maryam est le seul nom propre féminin utilisé dans le Coran.

A sa naissance Maryam est consacrée par sa mère au Seigneur :  

   

33 Quand la femme de ‘Imrân dit :  

 

     « Rabb, je te voue  

 

     celui qui est en mon ventre, à Toi    consacré.  

 

     Accepte-le de moi.  

 

     Te voici, toi, l’entendeur, le    savant ! »

 

 

Le mythe de la Visitation de la Vierge Marie dans le Coran et la tradition islamique

            Un hâdith du Prophète appelle Maryam :

« La Dame au-dessus des femmes de    l’univers ».  

Les musulmans l’appellent en arabe « Notre Dame Mariâm »  (Jean Sadaka, MARIE dans le Coran et l’Islam – Maryam Dame du palmier et du désert, ABM éditions, 2010, p. 23.)      

 

Tierno Bokar, musulman, le saint François d’Assise de Bandiagara dont Hamadou Hampâté Bâ fut  l’élève ( Voir : Hamadou Hampâté Bâ, Vie et  enseignement de Tierno Bokar. Le sage de Bandiagara,  Seuil, 1990)  appelait Marie, « en langue peule : Rannga nyaayre Allaah, soit : “Matrice du bijou divin”. » (Jésus vu par un musulman, op. cit., p.  22. Voir, dans ce livre, l’arithmologie développée par l’auteur à propos  de ce nom).

Cheikh Hani Fahs précise : « Ô Marie, certes Allah t’a élue, t’a purifiée. Il t’a élue au-dessus   de toutes les Femmes de l’univers… »

La Vierge, vénérée par les chrétiens et les musulmans est l'une des représentations de la Mère Universelle

Miniature persane représentant Jésus lors du Sermon sur la Montagne.

Ce qu'est la Virginité au sens anagogique

L’être vierge est celui qui est « vierge de toute notion » enseigne Maître Eckhart ; ce à quoi il a été précisé : « y compris de la notion de virginité[1] » ! « Vierge, c’est-à-dire un être humain qui soit dégagé de toutes images étrangères, aussi dégagé qu’il l’était alors qu’il n’était pas.[2] ». C’est pourquoi il a été enseigné :

«  L’IMMACULEE CONCEPTION est ton unique Refuge sur la Terre.

Le Temple immaculé est celui qui reçoit l’Amour directement du Cœur du (au) Ciel Céleste.

“Concevoir Immaculé” veut dire :

Recevoir de la Source sans intermédiaire…[3] »


[1] Emmanuel-Yves Monin, De la Belle et la Bête à l’Androgyne ou Diane à la Licorne, Ed. Les Amis du Désert, 1985.

[2] Maître Eckhart, Sermons, Seuil, 1974, tome I, p. 52. Voir : Régor R. Mougeot, Le Miroir symbole des symboles, Dervy, 1995, chap. “La Conception Immaculée”.

[3] Platon le Karuna, La Demeure Eternelle. Les Paroles du Cœur Céleste, Les Editions de la Promesse, 2007, p. 75.

La Vierge, vénérée par les chrétiens et les musulmans est l'une des représentations de la Mère Universelle