Energies terrestres et célestes

24 avril 2017

En Colombie, les Lieux sacrés des Kogis en danger, en Guyane une mine d'or dangereuse pour la biodiversité...

ALERTE : « Il n'est plus temps de parler, mais d'agir » (Marco Barro, Mamu)

Les peuples racines menacés

 

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:Photo ©El Heraldo
 
"En Colombie, comme ailleurs dans le monde, des projets d'infrastructure ou d'extraction menacent les peuples racines. Depuis plusieurs mois, les Kogis et les autres peuples indigènes de la Sierra Nevada de Santa Marta s'élèvent contre la construction d'un immeuble de 18 étages sur le site sacré de Jaba Mameishkaka, situé sur la « Ligne noire » qui délimite leur territoire ancestral.
 
Il s'agit d'un lieu de rituel d'une grande importance pour les Indiens la Sierra : « pour nous, c'est comme détruire le cerveau de la nature » a affirmé le gouverneur Kogi José de los Santos. Face à cette situation, Kogis, Arhuacos, Wiwas et Kankuamos se mobilisent pacifiquement pour réclamer le respect de leur culture et de leurs droits. Mais protester fait courir un réel danger : plusieurs personnes font état de menaces de mort reçues alors qu'elles prenaient part à une manifestation pacifique ou se rendaient sur le site pour un rituel.
 
En France aussi, les peuples racines sont en péril. L'Etat encourage l'industrialisation de la filière aurifère en Guyane, avec le projet Montagne d'Or, qui deviendrait la plus grande mine du territoire français. Ce projet aurait de graves impacts sur l'environnement et la biodiversité guyanaise, et menace les terres des populations amérindiennes de la région. Mais il est possible d'agir contre ce projet : avec un collectif de 20 organisations, Tchendukua - Ici et Ailleurs vous invite à signer la pétition demandant au gouvernement français d'abandonner le projet.
Plus d'informations sur le site d'Ingénieurs Sans Frontières. ...."
 

Association Tchendukua-Ici et Ailleurs
Siège social : 3 rue Camille Buffardel 26150 Die
Bureau : 11 rue de la Jarry 94300 Vincennes
Tél : 01 43 65 07 00

Le rachat des terres ancestrales des Kogis de Colombie

Le projet "Zigoneshi" lancé par l'association Tchendukua, en lien avec les Kogis de Colombie.

Non à la méga-mine d’or industrielle en Guyane !

22 février 2017
ISF SystExt

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Vue aérienne de la forêt guyanaise [© Maiouri Nature PhB]
"En toute discrétion, l’Etat français encourage des multinationales étrangères à lancer de gigantesques exploitations minières en plein cœur de la forêt guyanaise. Parmi eux, le projet Montagne d’Or porté par le consortium russo-canadien Nordgold/Columbus Gold pourrait démarrer prochainement. Il s’agirait de la plus grande mine d’or jamais exploitée sur le territoire français. ISF SystExt s'associe aujourd'hui au collectif guyanais Or de Question, composé de 15 organisations, ainsi qu'aux associations France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Sauvons la forêt et les Amis de la Terre, pour dénoncer ce projet, et plus largement toute activité de méga-mine industrielle aurifère en Guyane, autour d'un communiqué de presse commun."
 ISF SystExt appelle à la signature de la pétition "Non à la mine d’or industrielle en forêt guyanaise !" lancée par Sauvons la forêt.


22 avril 2017

"Monsanto" condamné pour atteinte aux droits humains

"Tribunal Monsanto :

la firme américaine reconnue

coupable

d’atteinte aux droits humains" 

"Six mois après le procès citoyen intenté au géant de l’agrochimie, les juges ont rendu, mardi, leur « avis consultatif » et demandent la reconnaissance de l’écocide dans le droit international.

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Les conclusions du Tribunal international Monsanto sont sans appel. La compagnie américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles a été reconnue coupable de pratiques portant atteinte à de nombreux droits humains.

Elle était accusée de crimes contre l’humanitéet d’écocide, se voyant notamment reprochée la commercialisation de produits toxiques ayant causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (PCB), le glyphosate – utilisé dans des herbicides comme le Roundup commercialisé par la multinationale –, ou encore l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique, constituant l’« agent orange », un herbicide pulvérisé par avion par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam..."


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/18/tribunal-monsanto-la-firme-americaine-reconnue-coupable-d-atteinte-aux-droits-humains_5113185_3244.html#ZEip1I42Cp9XIHut.99

"Les OGM ne tiendront jamais leurs promesses"

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"Environnementales, sanitaires, éthiques : les conséquences liées à l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) en agriculture sont bien connues. Pourtant, les industriels des OGM comme Monsanto veulent nous faire croire qu’ils sont inoffensifs et qu’ils pourraient être la solution à la faim dans le monde. Or, depuis que les OGM existent, la famine est loin d’avoir reculé, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont pas été conçus pour cela. L’innocuité des OGM n’ayant jamais été prouvée, c’est le principe de précaution formulé dans la loi Barnier de 1995 qui doit s’appliquer. Aujourd’hui, la mise en culture d’OGM est interdite en France. Mais un autre débat prend de l’ampleur au sein de certaines institutions ainsi qu’au niveau européen : celui portant sur les “nouveaux OGM”..."

https://www.greenpeace.fr/ogm-jen-veux/?utm_medium=cpc&utm_source=google&utm_campaign=Agri-OGM&codespec=701b0000000lhs7&gclid=CO

Vandana Shiva, une Indienne indignée qui milite pour l'agriculture biologique locale et demande un moratoire international sur les OGM

Bunker Roy et "le collège aux pieds nus" dans le Rajasthan, à Tilonia, dans l'esprit de la non-violence de Gandhi

Un paysan mexicain a obtenu en 2008 une sorte de "Nobel" pour l'écologie pour avoir contribué à la plantation de 4 millions d'arbres !

16 avril 2017

La Résurrection du Christ, quelle peut être sa signification essentielle ?

 La Résurrection du Christ-Jésus

 Suite de

Pâque, le sens de la Cène et de la Communion, le rôle de Juda :

Pessha, la Pâque originelle juive célébrée par le Christ Jésus, Fils de Dieu

et de

Judas a-t-il trahit Jésus ? Quel est le sens de la crucifixion du Christ-Jésus ?

 Le rôle de Judas, le reniement de Pierre  et la crucifixion

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L’ère du Poisson est marquée par le Témoignage apporté par le Foyer de Bethléem. Les apôtres ont témoigné de ce qui fut appelé “la résurrection” du Christ. Ils le virent apparaître dans son Corps de Gloire alors que le tombeau était vide, et ils ne le reconnurent pas. Mais n’était-il pas déjà Vivant avant que d’être mis au tombeau ? Toutes les initiations rappellent cette nécessité impérieuse qu’illustre ce Hadith du Prophète : « Mourrez avant que de mourir ». Avant la mort du corps physique est déjà la résurrection possible. Carlo Suarès a pu écrire justement que « sa Résurrection [celle du Christ] précède ce que l’on appelle sa mort. [1]»

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Les Evangiles content que Miriâm de Magdala et l’autre Miriâm vinrent contempler sa tombe, au matin de Pâques, lorsqu’il se produisit un grand séisme ; le messager du ciel « s’approche, roule la pierre et s’assoit dessus. Son aspect est semblable à l’éclair, son vêtement blanc comme neige. » (Matthieu 28, 2-3). Lorsque Iéshoua‘ leur apparaît, : « Il dit “Shalôm !”. Elles s’approchent, elles lui saisissent les pieds et se prosternent devant lui. » (Matthieu 28, 9).

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Iohanân (Jean [2]) est plus précis. Lorsque Miriâm de Magdala croit être interpellée par le jardinier, elle se rend compte de son erreur : « Elle, se tournant, lui dit en hébreu : “Rabbouni !” - c’est-à-dire “Mon Rabbi !” Iéshoua‘ lui dit :

“Ne me touche pas ! Non, je ne suis pas encore monté chez le père.” » (Jean 20, 16-17) Iohanân va la considérer comme le premier témoin de la résurrection, et par-là même la fondatrice du christianisme.

Marcos, Marc, qui signifie « sublime en commandement, certain, abaissé et amer [3] », témoigne de ce qui advient lorsque Miriâm de Magdala annonce ce fait aux apôtres : « Quand ils entendent qu’il vit et qu’il lui est apparu, ils n’adhèrent pas. » (Marc 16, 11)

Les Onze le rencontrent ensuite en Galilée, aux dires de Matyah, Matthieu, qui « eut deux noms, Mathieu et Lévi. Mathieu veut dire don hâtif, ou bien donneur de conseil. [4] » Il fait un bout de chemin avec certains ! Marcos indique le fait : « Après quoi, à deux d’entre eux qui marchaient, allant dans la campagne, il se rend visible sous une autre forme. » (Marc 16, 12)

Loucas (Luc[5]) ajoute que cela survint à Emmaüs : « Iéshoua’ en personne s’approche et va avec eux. Mais leurs yeux sont empêchés et ils ne le reconnaissent pas. » (Luc 24, 15-16) Devant leur incrédulité, cet inconnu les tance vertement : « Insensés, cœurs lents à adhérer à ce qu’ont dit les inspirés ! Le messie ne devait-il pas souffrir tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Luc 24, 25-26) Un long discours s’ensuit, et seulement « quand ils s’installent à table avec eux, il prend le pain, bénit, partage et leur donne. Leurs yeux s’ouvrent. Ils le reconnaissent. Puis il devient invisible et leur échappe. » (Luc 24, 30-31)

En Galilée, il apparaît à nouveau dans une maison, en passant à travers les murs, puisque Iohanân témoigne : « Les portes de la maison où les adeptes étaient rassemblés sont fermées. » (Jean 20, 19)

« Plus tard, il se rend visible aux Onze, tandis qu’ils étaient à table. Il flétrit leur non adhérence, leur sclérose de cœur… » (Marc 16, 14)

Loucas écrit : « quand lui-même est là, au milieu d’eux, et il leur dit “Shalôm’”. Ils sont terrifiés, frémissent ; ils pensent contempler un souffle. » (Luc 24, 36-37) Alors, il leur montre ses mains et ses pieds, mange avec eux pour leur montrer qu’il est là en chair et en os ! Ensuite, « il est enlevé au ciel. » (Luc 24, 51)

Iohanân raconte qu’alors Toma (Thomas) n’était pas avec eux. S’ensuit l’épisode très connu. Toma dit : « A moins que je ne voie dans ses mains la trace des clous, et que je jette ma main dans son flanc, en aucune manière je n’adhérerai. » (Jean 20, 25) Huit jours plus tard, tous étant présents, Iéshoua‘ se tient au milieu d’eux, présente à Toma ses mains et son flanc et lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as adhéré. En marche ceux qui n’ont pas vu et adhèrent ! » (Jean 20, 29)

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« Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu'il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : “Je suis la voie, la vérité et la vie.” On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu'il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu'il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection. [6] »

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D’autres signes ont été donnés, dit Iohanân, qui n’ont pas été écrits. Puis il rapporte la nuit de pêche infructueuse de Shim’ôn-Petros et de quelques autres sur la mer de Tiberias. Iéshoua‘ les attend sur le rivage, de grand matin. Il leur dit de jeter le filet à droite du bateau. Il contient alors tant de poissons qu’ils ne peuvent le tirer. Iohanân dit à Shim’ôn-Petros « c’est l’Adon », mot signifiant « seigneur ». Iéshoua‘ a préparé le feu ; ils déjeunent de poissons grillés ; Iéshoua‘ donne un enseignement qui s’adresse à Petros avant de s’éloigner seul avec Iohanân, qui ne rapporte rien de ce tête-à-tête.

Et l’Evangile de Jean de conclure à propos des témoignages sur les « miracles » que fit Iéshoua‘ : « Iéshoua‘ en a fait beaucoup d’autres. Si tout cela était écrit un à un, même l’univers, je pense, ne pourrait contenir les livres écrits. » (Jean 21, 25) Cette dernière phrase, naïve et montrant l’ignorance de ce que peut être l’Univers, n’est sans doute pas de Iehonân, mais de quelque scribe, divinement inspiré il est vrai !

Trois de ceux qui ne reconnaissent pas Iéshoua‘ et dont il flétrit la non-adhérence sont pourtant ceux qu’il emmena au sommet du Mont Thabor, quelques jours avant sa Passion : « Après six jours, Iéshoua‘ prend Petros, Ia’acob et Iohanân, son frère ; il les fait monter sur une haute montagne, à part. Il se métamorphose devant eux : ses faces resplendissent comme le soleil, ses vêtements deviennent blancs comme la lumière. Et voici, Moshè et Élyahou leur apparaissent. Ils parlent avec lui. » (Matthieu 17, 1-3)

Eux ont vu le Christ dans sa gloire, et Moïse et Elie Vivants ! De plus, une voix dans la  nuée dit : « Celui-ci est mon fils, mon aimé, en qui j’ai mon gré. Entendez-le » (Matthieu 17, 5). Pourtant, il est dit après la résurrection, qu’ils « n’adhèrent pas » !

« Jésus leur a tout dérobé car il ne s’est pas révélé tel qu’il était, mais comme ils étaient capables de le voir. Il leur est apparu à tous : grand aux grands, petits aux petits, ange aux anges (aggelos) et homme aux hommes. C’est pourquoi sa parole a été cachée à tous. Quelques-uns le voyaient croyant se voir eux-mêmes. Mais quand il apparut à ses disciples dans la gloire sur la montagne, il n’était pas petit. Il était devenu grand, et il grandit ses disciples (mathëtës) pour qu’ils fussent capables de le voir dans sa grandeur. Et il dit ce jour-là dans sa reconnaissance (eucharistia) :

Toi qui unis la lumière parfaite à l’Esprit Saint,

unis aussi les anges aux images que nous sommes » (Philippe v. 21).

Christos” est la traduction en grec du mot “Messie”. Nous parlerons, de ce fait de l’Energie Christ qui s’incarne dans la personne de Iéshoua‘. Après la sortie du tombeau, les apparitions du Christ restent quasi clandestines et ne durent que quarante jours ! Un quarante symbolique. Selon la Kabale des Kabales, dans 40 (Mem), le 4 tient enfermé le 10 (Yod) qui est la vie créatrice réalisée. « « L’absorption du Yod par l’action de la pensée est un aspect de l’inertie, et la force de l’inertie est un aspect de la présence omniprésente du 2 : c’est le 4. [7] » L’inertie des apôtres qui s’opposent à la vie réalisée à travers la résurrection est évidente ! Dans la symbolique des nombres 40 est le déploiement du 4 bien terrestre [8], et là aussi force d’inertie.

Les proches du Christ ne le reconnaissent pas tant ce “Ressuscité” qui traverse les portes fermées, ou les murs, les effraie ; ils le prennent parfois pour un fantôme ! Son apparence est méconnaissable.

 Pour suivre son Chemin, le Christ enseigne : « Demandez d’abord le Royaume des Cieux et le reste vous sera donné par surcroît… »

Et Karuna Platon enseigne :

« Renversez les Lumières, en voulant désespérément retrouver le Divin dans sa Continuité Eternelle. [9] »

Ainsi naît le Dieu Personnel...

« Le Fils de l’Homme (certains le nomme Messie) ne peut apparaître que si l’Enfant  de la Terre s’est Accompli par le Fils de Dieu.. [10]. »

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Le dimanche de Pâque, pour les chrétiens, est la fête de la Résurrection du Christ.

Symboliquement, le Phénix, oiseau mythique, renaît de Ses cendres... D’origine éthiopienne, le Phénix se retrouve dans les croyances des Égyptiens, des Taoïstes, des Soufis... « Cet oiseau magnifique et fabuleux se levait avec l’aurore sur les eaux du Nil, comme le soleil ; la légende le fit se consumer et s’éteindre comme le soleil, dans les ténèbres de la nuit, puis renaître de ces cendres[11] »

Phénix

Les chrétiens, catholiques et orthodoxes, pratiquent le carême, 40 jours de pénitence avant la fête de Pâque ; ils ont fait du Phénix le symbole de la résurrection du Christ au Moyen Âge. Ils marquent par la cérémonie des cendres le fait que leur véhicule terrestre sera réduit en cendres, retournera à la poussière, pour ressusciter à la fin des temps.

« ... chaque Alchimie réduit en cendres ce qui est matière et chaque matière rendue cendres potentialise sa nouvelle codification. Voilà le Phénix et son envol vers l’Eternel... [12] »

C’est l’Envol pour que naisse  en soi le Dieu personnel, puis le Dieu Impersonnel...

Certains chrétiens, trouvent dans les sacrements de leur religion, ce chemin et en témoignent comme Dominique Gallibert dans Le Livre de chair : « Je croyais que la résurrection suivait la mort. C’est faux. La mort est un “ELAN VERS” qui nous fait dans le Christ passer au Père. C’est alors que nous devenons ce que nous sommes, que nous devenons vraiment Fils du Père et que nous NAISSONS VRAIMENT. Mort, résurrection, nouvelle naissance, non pas trois temps mais un seul et même mouvement de transformation. Cela je l’ai vécu dans ma chair[13] »

Pour qu’elle se réalise en Vérité, il est nécessaire que naisse en nous la « TRINITE : Corps-Âme-Esprit...

Le Corps = forme concrète

L’Âme = forme Abstraite

l’Esprit, l’Intelligence = le Dynamique [14] ».

Le Christ a  témoigné du fait qu’il est Un avec le Père. A ceux qui le condamnèrent à la crucifixion il affirma : « N’est-il pas écrit dans votre tora 

Moi, je dit : Vous êtes des Elohîm” ?

Si elle dit Elohîm de ceux à qui parvient la parole d’Elohîm…

et l’écrit ne peut être annulé…

comment pouvez-vous dire à celui que le père a consacré

et envoyé à l’univers : “Tu es un blasphémateur”

parce que j’ai dit : “Je suis Ben Hélohîm” ? [15]»

De même, Al-Hallâj, le Christ musulman crucifié par ses paires pour avoir crié dans les rues de Bagdad : « Je suis Dieu » [16].

Tout Humain porte en Lui lun Germe d’immortalité qui peut lui permettre de devenir ce qu’il est de toute éternité : Fils à l’image du Père…

Cette 2ème Naissance est celle de Jésus-Christ, ayant vécu totalement l’Amour du Père et des Humains. Il est ressuscité. Cela est « L’INCARNATION DE L’AMOUR » :

« L ‘Amour Véritable peut Ressuscité,

de cela Maître Jésus a été

le témoignage au Plan Incarnationnel. [17] »

Tous les humains sont appelés par le Père Céleste à vivre à Son Exemple pour Re-susciter la Vie en eux par l’Amour Véritable.

Si nous parvenons à transcender la nature illusoire des formes, à vivre notre Juste Destinée, notre Dharma, voici les trois corps qui seront de la nature de la Transcendance :

- Le Corps de Gloire du Christ ressuscité, le Corps à la Gloire du Bien Aimé dans la Mystique chrétienne, encore  appelé Corps de Vacuité, Dharma Kaya (« Corps du Dharma en Soi, plus haut principe de la Bouddhéité »).

- Le Corps de l’Humain délivré de la contre-nature, sorti du Purgatoire, encore appelé Corps de Jouissance (Sambhogakaya, « fruit du Dharma Kaya au niveau de la vision intuitive ») Le Purgatoire est sur  la Terre, la Planète de la Pénitence où se vivent  les épreuves pour la purification de notre monde émotionnel.

- Le Corps de l’Humain vivant le Paradis terrestre, appelé encore Corps de Métamorphose (Nirmanakaya, « corps de toute être humain passé par la voie d’une métamorphose spirituelle. »

C’est ainsi que tout Christ, tout Bodhisattva, tout Être ayant atteint la parfaite illumination et en donnant l’exemple, peut revenir consciemment sur Terre par Compassion afin de donner les enseignements aux humains aspirant de tout leur être à l’Eveil.

Pour celui qui vainc la mort et qui atteint l'Eveil « l'univers devient son corps, tandis que son corps physique devient une manifestation de l'esprit universel, sa vision intérieure une expression de la réalité suprême, et sa parole une expression de la vérité éternelle... [18] »

L’auteure de « Le livre de chair » l’a pressenti : « Eh bien ! en fait, je crois que l’être humain et moi aujourd’hui, c’est une terre, c’est un cosmos en attente, alors, bien sûr, une terre un peu spéciale. C’est une terre qui perd le sens et donc c’est une terre qui est en attente de sens. [19] » Elle a profondément compris pourquoi Saint Jean affirme « Et le Verbe c’est fait Chair ». Notre Terre dont nous devons tirer la Lumière... comme le fit le Christ en ressuscitant dans Son Corps de Gloire.

Il est plus facile de diviniser le Christ et de l’adorer que de prendre le chemin que prirent pourtant tant d’êtres humains pour devenir, à son exemple, des “Vivants Eternels”. L'Église Catholique, dans son credo actuel, veut que les corps humains ressuscitent dans leur chair à la fin des temps ; de plus, une chair semblable à celle que nous connaissons ! La fin des temps pour un être humain est l’instant de sa Libération du magnétisme terrestre, instant où il accède à l’existence au-delà des temps et où cesse pour lui la roue des réincarnations. Le corps du Vivant que nous sommes appelés à devenir est tout autre que ce véhicule de chair et de sang ! Et l’inclut pourtant lorsqu’il y a nécessité…


[1] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 8.

[2] « Jean veut dire “grâce de Dieu”, ou “en qui est la grâce”, ou “auquel la grâce a été donnée”, “ou auquel un don a été fait de la part de Dieu” », La Légende Dorée de Jacques de Voragine, Edouart Touveyre, Editeur, Paris, MDCCCCII, tome 1, Introduction. Voir : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/

[3] Idem.

[4] Ibidem.

[5] « Luc veut dire “s'élevant ou montant”, ou bien “il vient de Lux, lumière”. En effet il s'éleva au-dessus de l’amour du monde, et il a monté jusqu'à l’amour de Dieu. » La Légende Dorée, op. cit.

[6] La Légende Dorée, op. cit.

[7] Carlo Suarès, La Kabale des Kabales, Méditation du Taw.

Dans le code alphanumérique attribué à l’Hébreu, à chaque lettre servant à composer un mot est attribué un nombre. Ainsi א aleph : a = 1 et veth (ou Beth) : v (ou b) = 2 et ainsi de suite.

[8] Voir Robert Régor Mougeot, La Métaphysique des Chiffres, auto-édition, 1998, chap. IV.

[9] - Le Visage des Glaciers, Les Editions de la Promesse, p. 63.

[10] - Karuna Platon, Le Chemin des Etoiles. Enseignements de l’Ecole de l’Espace, Les Editions de la Promesse, p. 56.

[11] - Dictionaire des symboles, Edition Robert Laffont.

[12] - Karuna Platon,Nouvelle Lettre Ouverte à l’Ami sur le Chemin de la Vérité, Les Editions de la Promesse, p. 207.

[13] - Dominique Galibert, Le Livre de Chair, Edition Odette Galibert, Maison Sainte Claire, 12200 Villefranche de Rouergue, 2011, p. 103.

[14] - Karuna Platon, Les Sons de Dieu, Les Editions de la Promesse, p. 171.

[15] - La Bible, traduction Chouraqui, Desclée de Brouwer, 1990, Evangile de Jean, 34-36, p. 286-287.

[16] - Voir sur ce sujet les ouvrages de Louis Massignon.

[17] - Ibidem, p. 173.

[18] - Govinda Anagarika, Foundations of Tibetan Mysticism (Les Fondements de la mystique tibétaine), p. 225.

[19] - Dominique Galibert, Le Livre de Chair, Edition Odette Galibert, Maison Sainte Claire, 12200 Villefranche de Rouergue, 2011, p. 98.

"Le Saint Suaire de Turin", citations de Magali Cazottes avec quelques commentaires sur la physique quantique et la résurrection

- La Résurrection du Christ

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D'après un tableau de Marcel de Parédès exposé dans l'église Saint Martin de Monaco.
 
Michel de Parédès cite la phrase de saint Paul qui l'inspira :
"Le Christ-Jésus, c'est l'Image invisible de Dieu."
Il écrit:
"Jésus, c'est l'Homme Céleste, son corps, c'est le le corps Spirituel.
Le vrai Christ n'est pas un Christ de chair, corporel.
Deux êtres se détachent de Jésus. Il n'est donc pas question de chercher à peindre
le Christ au complet... puisqu'une moitié de son être, indissociable de l'autre,
nous échappe totalement.
Ce jeu complexe de l'Ombre et de la Lumière ne signifie rien moins que
les rapports du Créateur avec l'Homme Crée."
( Cité par Karuna Platon dans Chevaliers d'aujourd'hui,
Chevaliers de demain aux Éditions de la Promesse)
Karuna écrit, dans le livre cité :
"L'image de ce Christ en Croix exprime bien la Valeur Nécessaire d'un corps habité par
sa Forme Lumière.
La partie dense, ' l'Obscur ', cloué sur la Croix.
La Lumière qui épouse ce corps cependant Libre et Résurrectionnel."
Huile sur toile. Régor

 

http://regorm.free.fr/mandala/mandalasetpeintures2.html

15 avril 2017

Judas a-t-il trahit Jésus ? Quel est le sens de la crucifixion du Christ-Jésus ?

Le rôle de Judas, le reniement de Pierre 

 et la crucifixion

Suite de :

Pâque, le sens de la Cène et de la Communion, le rôle de Juda :

Pessha, la Pâque originelle juive célébrée par le Christ Jésus, Fils de Dieu 

 

Au Mont des Oliviers, alors que le Christ se retire pour prier, les apôtres, eux, n’ont pas la force de veiller et de prier :

« Il se sépare d’eux, à un jet de pierre.

Il plie genoux et prie pour dire :

“Père, si tu le veux, éloigne cette coupe loin de moi.

Pourtant, non pas mon vouloir, mais le tien !”

Un messager lui apparaît du ciel et le réconforte.

Il entre en agonie et prie plus ardemment.

Sa sueur devient comme des gouttes de sang tombant à terre.

Il se lève de la prière, il vient vers ses adeptes et les trouve assoupis de tristesse. » (Luc 22, 41-45)

Les disciples s’endorment tandis que le Rabbi veille et prie. Comment peuvent-ils rapporter ses paroles alors qu’il est “à un jet de pierre”, alors qu’ils ne l’entendent pas mais qu’ils dorment ? Ne donnent-ils pas leur interprétation, au niveau de leur compréhension, allant dans le sens de leurs limitations ?

Mont des oliviers

Le Rabbi atteste, cité par l’Instructeur du Verseur d’Eau :

« Je suis venu dans le monde

Je me suis tenu parmi eux et

Je leur suis apparu dans la chair

Je les ai trouvés tous ivres

Je n’ai trouvé parmi eux personne qui ait soif

et mon Âme a souffert pour les Fils des hommes[1] »

N’en est-il pas encore ainsi aujourd’hui ?

 Un manuscrit copte donne sa version de l’arrestation de Jésus qui eut lieu lorsque les grands prêtres entrèrent dans la salle commune où a lieu la prière et non au Mont des Oliviers :

« Ils s’approchèrent de Judas et lui demandèrent :

“Que fais-tu ici, toi, le disciple de Jésus ?”

Judas leur donna la réponse qu’ils souhaitaient.

Et il reçut de l’argent et le leur livra[2] »

Giotto_-_Scrovegni_-_-31-_-_Kiss_of_Judas

Le baiser de Judas; GIOTTO ; 1304-06 fresque ; Chapelle des Scrovegni ; Padoue.

L’Evangile de Judas évoque sa transfiguration. Il dit que Iehouda reçut de l’argent des grands prêtres. Il ne dit rien de sa mort.

Les apôtres diffèrent sur cet événement. Pour les uns, Iehouda se serait pendu dans le Champ du Potier. Les Actes des Apôtres disent : « Or, il a acheté un domaine avec le salaire de l’injustice, puis, tête en avant il est tombé, il a craqué par le milieu ; toutes ses entrailles se sont répandues. » (Actes 1, 18)

Matyah parle de son remords :

« Pris de remords, il [Judas] rapporte les trente sicles d’argent (…)

Les chefs des desservants prennent les pièces d’argent et disent :

“Il n’est pas licite de les jeter dans la caisse du Qorbân, - le trésor du sanctuaire - puisque c’est le prix du sang.” » (Matthieu 27, 3-6).

Ils achètent avec le prix du sang le Champ du Potier, selon ce qu’aurait prédit le prophète Jérémie, nous dit Matthieu. En fait la référence est celle du prophète Zacharie : « Et ils pèsent mon salaire : trente pièces d’argent ! IHVH Adonaï me dit : “Jette au trésor le prix splendide auquel ils m’ont prisé” ! » (Zacharie 11, 12-13)

Pour Caro Suarès, les 30 pièces d’argent, salaire de cette soi-disant trahison s’éclairent par la signification de 30, Lamed, par le Kabbaliste. La Tradition, nous dit-il, « ajoute que le mouvement du 300 cosmique projeté dans le monde des contingences est ce mouvement-même réalisé : c’est le ל (Lamed) = 30. En lui, la conscience se sépare de ses représentations et s’identifie de nouveau à elles et s’en sépare encore et y revient et, sans cesse renouvelée, s’étonne de ce qui est toujours neuf. Ainsi la création se constate elle-même.[3] » 

Lamed (ל)

Iehouda sera remplacé par un Matyah inconnu, tiré au sort dont on ne dit plus rien par la suite ! (Actes 1, 26)

Le Jeu cosmique passant nécessairement par le dualisme, ce qui est déterminé doit mourir pour naître à l’indéterminé, le temporel pour que naisse l’intemporel, le fini pour se dissoudre dans l’Infini.

Le Tau (T) sur lequel les criminels, ou ceux considérés comme tels, étaient suppliciés au temps de l’incarnation terrestre du Rabbi Iéshoua‘, est différent de la représentation conventionnelle qu’on fait de la croix. Ce n’est pas pour rien que le dernier Signe de l’alephbeith hébreu est le Tâv (ת) dont le kabbaliste nous dit qu’elle est, cette auth, « la Résistance universelle à la vie universelle, qui s'oppose à elle-même pour se contenir, qui engendre la non-conscience, et se perçoit ainsi dans sa sublime totalité. [4] »  

tau2  tau

- Serpent mercuriel crucifié, dessin de Flamia C. d'après un détail du  livre d'Abraham,Figures Hiéroglyphiques, manuscrit du XVIe s., 25, XXXIX(dans Psychologie et Alchimie de C. G. Young ).

- Serpent d'airain sur une croix en forme de tau. Biblia Pauperum, XIIIe s., Bibliothèque de Munich,
dessin de Flamia C. d'après Le Bestiaire du Christ de L. Charbonneau.

Dit encore autrement dans le même esprit, « Le Taw, cette dernière lettre de l’alphabet, est une position de résistance totale, irréductible. [5] » Cette auth est à rapprocher du T dont la barre horizontale marque, dans la hiéroglyphie française, la coupure d’avec le Ciel et l’axe vertical coupé ainsi du Principe.

TauGrec

Tau épigraphique grec

Avec son image inversée, il donne la croix + et, dans les graphies anciennes, le Tâv était une croix. La valeur de cette auth est 400 : nous entrons profondément dans le mystère de la crucifixion et de la résurrection à travers ce processus cosmique décryptable par le Kabbaliste : « L’absorption du Yod [10] par l’action de la pensée est un aspect de l’inertie, et la force d’inertie est un aspect de la puissance omniprésente du 2 : c’est le 4. Le 400 est le poids et la masse en quoi l’existence transforme la vie. Car ce qui existe tend à se sentir exister davantage, et à cet effet, accumule, absorbe et transforme à sa mesure l’immesurable. C’est par l’inexorable résistance du 2 à l’échelle cosmique : le Taw, le 400, que la vie est faite de tout ce qui meurt. [6] » Dans la hiéroglyphie, la barre de l’axe qui joint le Ciel à la Terre, le I, est isolée de la Source céleste par la barre horizontale du T. C’est sur le Tau que les gnostiques représentaient le Christ crucifié sous l’aspect du Serpent d’airain [7].

Carlo Suarès cite la vision de la croix vécue par saint Jean et rapportée dans les Actes de Jean[8], écrits gnostiques quise réfèrent au quatrième Évangile. Pourquoi est-elle en contradiction avec l’Evangile ? « La réponse est que Jean dicta pour la multitude certains épisodes de la vie du Rabbi, mais (…) son propre enseignement dans un cercle restreint était différent. [9] » Exotérisme d’un côté, ésotérisme de l’autre, selon la Tradition.

Ces Actes rapportent-ils des faits et gestes, des paroles authentiques du Rabbi Iéshoua’ ? De toute façon, ils témoignent d’un certain niveau de connaissance et de la part de son auteur ! Seul importe cela. Les hommes ordinaires, et les hommes d’Eglise le sont bien trop souvent, condamnent facilement ce qui les déroute, ce qui voudrait les arracher à la déviation dans laquelle ils sont engagés pour les remettre sur la voie juste.

Ce qui compte, c’est l’irruption dans notre espace-temps d’une autre dimension, voire d’autres dimensions. Son impact a provoqué le déploiement d’une Energie extraordinaire qui, bien qu’ayant été souvent fourvoyée par des consciences immatures, émerge actuellement en ce début de l’ère du Verseau et que l’Instructeur de cette ère appelle “Le Foyer de Bethléem”, point essentiel de l’ère du Poisson. Il a suffi pour cela, à cette époque, de quelques témoins, Jean-le-Baptiste, une douzaine d’apôtres, quelques femmes, Paul ensuite…

Mais cette irruption fit peur aux puissances établies qui, ne pouvant l’éradiquer par la persécution, l’étouffèrent en en faisant une religion d’Etat. Et cela perdure à travers la fiction d’un successeur de Petros devenu chef d’Etat.  

« Lorsque Jésus est sur la croix,

Il Accomplit l’Ultime Acte du parcours qui va le Ressusciter, l’enlever à la mort.

C’est cela, “sortir” du statut mortel, s’arracher à la mort. [ 10] »

Jésus croix

Rosaire de Marie

Dans les Actes de Jean, le texte de la Vision de la Croix faite par Iohanân serait à lire entièrement ; nous n’en donnons que quelques extraits. Cette “Vision” fut précédée d’un hymne que Iéshoua‘ aurait chanté et dansé avant de monter sur la montagne. Saint Augustin en connaissait l'introduction gnostique : « L'Hymne du Seigneur qu’il [Iéshoua‘] chantait en secret aux Saints Apôtres, ses disciples. »

Il y est dit que Jean s’enfuit avant la fin de la Passion du Christ, au Mont des Oliviers en pleurant. Le Christ lui apparut et lui dit :

« Jean, pour la multitude, en bas, à Jérusalem, je suis crucifié et percé de lances et d'épines ; et du vinaigre et du fiel me sont donnés à boire. A toi, maintenant je parle, et prête l'oreille à ce que je dis. C'est moi qui ai mis en ton cœur de monter jusqu’ici, afin que tu puisses entendre ce que le disciple doit apprendre du Maître et l'homme apprendre de Dieu. (v. 4)… »

Il vit une Croix de Lumière dressée et le Seigneur au-dessus de cette Croix, mais n’ayant pas de forme, seulement une voix qui lui dit :

« Cette Croix de Lumière est nommée par moi, pour votre être, parfois Verbe, parfois Conscience, parfois Jésus, parfois Christ, parfois Porte, parfois Voie, parfois Paix, parfois Semence, parfois Résurrection, parfois Fils, parfois Père, parfois Esprit, parfois Vie, parfois Vérité, ou Foi, ou Grâce.(v. 8)… »

Soleil

 

 

L’Enseignement de Karuna Platon « LA CROIX DE SOLEIL »  indique en note de bas de page :

« Le titre de ce message est très intentionnellement conçu pour éliminer le signe de souffrance qu’est le Signe de Croix dans les cerveaux humains, et remettre à sa juste valeur ce signe libérateur qui indique souffrance seulement lorsque le limité ne veut pas mourir et crucifie l’être jusqu’à le faire mourir. »

Elle est le symbole cosmique de la Paix, de la Joie, de la Sérénité et de l’AMOUR.

«  La Croix est “le Chemin d’Elie”, est le Chemin de Lumière, elle n’est pas plus christique que juive, musulmane ou autre, elle EST une Action-Lumière, c’est une figure Cosmique, une géométrie cosmique. » 

Les quatre pôles sont les quatre éléments terrestres et le Point Cinq central, l’Ether du Ciel...

L’Instruction du Verseur d’Eau, Les Editions de la Promesse, 2000, p. 486.

 

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La croix d'Agadès, dérivée de la croix ansée des Egyptiens : symbole du Signe de Croix d'Elie.

Voir: Karuna Platon, "Du maître à l'Elève".

 « Cela donc est la Croix qui, par le Verbe, a été le moyen de “rayonner” toutes choses - à la fois de mettre à part toutes choses qui procèdent de la Genèse, de séparer celles qui sont au-dessous et celles qui sont au-dessus d'elle, et aussi de les agglomérer toutes en une unité. (v. 11)… »

 « Aucune donc des choses dont on dira de moi, je n’ai souffert ; la Passion aussi et ce que je t’ai montré, et le reste en le dansant, je veux qu’on l'appelle un Mystère. (v. 18)

Ce que tu es, tu le vois : cela, je te l’ai montré. Mais ce que je suis, cela, moi seul je le sais, et nul autre. (v. 19)

Ce donc qui est à moi, souffre que je le garde ; mais ce qui est à toi, vois-le à travers moi. Me voir tel que je suis vraiment, j’ai dit que cela n’est pas possible ; tu ne peux voir que ce que tu es capable de reconnaître comme ayant une parenté avec moi. (v. 20)

Tu entends que j’ai souffert, pourtant je n’ai pas souffert ; que je n’ai pas souffert, j’ai souffert pourtant ; que j’ai été transpercé, mais je n’ai pas été frappé ; que j’ai été cloué, mais je n’ai pas été cloué ; que du sang a coulé de moi, mais il n’a pas coulé, et, en un mot, les choses que l’on dit de moi je ne les ai pas, et celles que l’on ne dit pas, celles-là, je les ai souffertes.

Maintenant ce qu’elles sont, je te le dirai par énigmes car je sais que tu comprendras. (v. 21)

Comprends donc, en moi, l’assassinat d'un Verbe, le transpercement d’un Verbe, le sang d’un Verbe, la blessure d’un Verbe, la pendaison d’un Verbe, la passion d’un Verbe, le cloutage d’un Verbe, la mort d’un Verbe. (v. 22)

Et ainsi je parle, en séparant l’homme. D’abord, comprends donc le Verbe ; ensuite tu comprendras le Seigneur, et en troisième lieu seulement comprendras-tu l’homme et ce qu’il a souffert. (v. 23)... »[11]

Ce récit touche un point de l’être qui sait.

Il me souvient de ce vécu d’une personne très proche qui était malade dans un train de banlieue aux heures de grande affluence. Maux de tête, diarrhées, vomissements ! Quelque chose d’elle, dans une autre dimension, regardait ce corps pitoyable sans être concerné, et cette personne était alors dans une joie et une paix intérieures profondes et dans une lumière étonnante qui lui ont laissé un souvenir indélébile. Maya sont les apparences perçues par les sens, Il-Lus-Ion… L’Evangile de Pierre nous dit, mais la traduction du fragment retrouvé est difficile et prête à l’ambiguïté, qu’à l’instant de sa crucifixion, Iéshoua’ « était silencieux, comme si il ne souffrait pas. »[12] 

Le Coran confirme en quelque sorte, à sa manière, la vision de Iohanân :

« Ils ont dit : “Voici, nous avons tué le Messie,

‘Issa, le fils de Mariyam, l’Envoyé d’Allah.”

Mais ils ne l’ont pas tué, ils ne l’ont pas crucifié,

c’était seulement quelqu’un d’autre

qui, pour eux, lui ressemblait.

Ceux qui s’opposent à cela, et demeurent dans le doute,

ils n’ont pas de savoir, et ne suivent qu’une hypothèse.

Ils ne l’ont certes pas tué :

Allah l’a élevé à Lui,

Allah puissant, sage. » (Sourate 4, v. 157-158)

Et à travers le récit attribué à Iohanân, on pourrait qualifier le récit des évangiles de “cruci-fiction” ! Y a-t-il eu substitution ? Qui faut-il croire ? La sagesse ne serait-il pas de ne rien conclure même si la crucifixion est le fait le mieux établi de la vie de Jésus, notamment par l'historien juif Flavius Josèphe (Ier siècle après J.-C.) ! Nous sommes bien au-delà de l’histoire, dans le Mystère qu’est la Manifestation… Il faut vivre intensément l'Energie Christ en Soi...

Qu’en est-il du reniement de Petros qui se repent ensuite et met tout son zèle maladroit à mettre les humains sur des fausses pistes ? Les successeurs de Pierre, fidèles à son image, ne cessèrent aussi de trahir, et se repentent actuellement, souvent du bout des lèvres !

Qu’en est-il de ce que Petros qualifie de “trahison”, du comportement de Iehouda ? S’il n’avait pas livré Iéshoua‘, l’événement de la crucifixion et de la résurrection n’aurait pas eu lieu. Il fallait que son corps de chair soit livré aux ténèbres, puisque les ténèbres n’ont pas reçu la Lumière. Est-ce le Rabbi lui-même qui a demandé à Iehouda d’agir comme il le fit ? Le drame cosmique est mis en place par le Maître d’Œuvre.


[1] Platon le Karuna, Les Chevaliers d’Aujourd’hui, les Chevaliers de Demain, Les Editions de la Promesse, 2000, p. 23, en note.

[2] Krosney, Herbert, L’Evangile perdu, La véritable histoire de l’Evangile de Juda, Editions Flammarion, 2006, p. 61. Ce manuscrit en copte dialectal retrouvé dans le désert égyptien, en Haute Egypte, près de Mynia, en 1970. Ce codex de 66 feuilles contient un exemplaire de l’Evangile de Judas (26 feuilles). La datation scientifique donne une fourchette de 220 à 340 après J.-C. Le graphisme du texte se rapproche de celui d’autres écrits datant environ de l’an 400.

[3] La Kabale des Kabales, chap. « Le shème suivant est ELOHIM ».

[4] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 82.

[5] La Kabale des Kabales, op. cit., Genèse II, verset 2.

[6] Idem, Genèse I, 1-4, Méditation du Tâw.

[7] Voir La Vouivre, un symbole universel, op. cit., chap. : « Le serpent guérisseur ».

[8] Probablement du IIe siècle, découvert dans un manuscrit du XIVe siècle de la Bibliothèque impériale de Vienne.

[9] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 83.

[10] Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de demain, op. cit., p. 172.

[11] Cité dans Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., pp. 88-90.

[12] D’où le fait que Eusèbe de Césarée, Sérapion, évêque d’Antioche, trouve cet Evangile incompatible avec sa foi et d’essence docétiste. Ce texte a été découvert en 1887 dans une nécropole chrétienne, en Haute Egypte. 

ils n’ont pas de savoir, et ne suivent qu’une hypothèse.

Ils ne l’ont certes pas tué :

Allah l’a élevé à Lui,

Allah puissant, sage. » (Sourate 4, v. 157-158)

Et à travers le récit attribué à Iohanân, on pourrait qualifier le récit des évangiles de “cruci-fiction” ! Y a-t-il eu substitution ? Qui faut-il croire ? La sagesse ne serait-il pas de ne rien conclure même si la crucifixion est le fait le mieux établi de la vie de Jésus, notamment par l'historien juif Flavius Josèphe (Ier siècle après J.-C.) ! Nous sommes bien au-delà de l’histoire, dans le Mystère qu’est la Manifestation…

 

Qu’en est-il du reniement de Petros qui se repent ensuite et met tout son zèle maladroit à mettre les humains sur des fausses pistes ? Les successeurs de Pierre, fidèles à son image, ne cessèrent aussi de trahir, et se repentent actuellement, souvent du bout des lèvres !

Qu’en est-il de ce que Petros qualifie de “trahison”, du comportement de Iehouda ? S’il n’avait pas livré Iéshoua‘, l’événement de la crucifixion et de la résurrection n’aurait pas eu lieu. Il fallait que son corps de chair soit livré aux ténèbres, puisque les ténèbres n’ont pas reçu la Lumière. Est-ce le Rabbi lui-même qui a demandé à Iehouda d’agir comme il le fit ? Le drame cosmique est mis en place par le Maître d’Œuvre.

 



[1] Platon le Karuna, Les Chevaliers d’Aujourd’hui, les Chevaliers de Demain, Les Editions de la Promesse, 2000, p. 23, en note.

[2] Krosney, Herbert, L’Evangile perdu, La véritable histoire de l’Evangile de Juda, Editions Flammarion, 2006, p. 61. Ce manuscrit en copte dialectal retrouvé dans le désert égyptien, en Haute Egypte, près de Mynia, en 1970. Ce codex de 66 feuilles contient un exemplaire de l’Evangile de Judas (26 feuilles). La datation scientifique donne une fourchette de 220 à 340 après J.-C. Le graphisme du texte se rapproche de celui d’autres écrits datant environ de l’an 400.

[3] La Kabale des Kabales, chap. « Le shème suivant est ELOHIM ».

[4] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 82.

[5] La Kabale des Kabales, op. cit., Genèse II, verset 2.

[6] Idem, Genèse I, 1-4, Méditation du Tâw.

[7] Voir La Vouivre, un symbole universel, op. cit., chap. : « Le serpent guérisseur ».

[8] Probablement du IIe siècle, découvert dans un manuscrit du XIVe siècle de la Bibliothèque impériale de Vienne.

[9] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., p. 83.

[10] Les Chevaliers d’Aujourd’hui. Les Chevaliers de demain, op. cit., p. 172.

[11] Cité dans Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., pp. 88-90.

[12] D’où le fait que Eusèbe de Césarée, Sérapion, évêque d’Antioche, trouve cet Evangile incompatible avec sa foi et d’essence docétiste. Ce texte a été découvert en 1887 dans une nécropole chrétienne, en Haute Egypte. 

 

Voir : - Le Père

 

 

 

 

 

Pâque, le sens de la Cène et de la Communion, le rôle de Juda

Pessha, la Pâque originelle juive

célébrée par le Christ Jésus, Fils de Dieu [1].

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La Cène, Léonard de Vinci. 

Le sens de Pâque demande compréhension et force…, surtout en ce temps de la Terre. « Les Heures s’inscrivent parmi les plus “extrêmes” pour la Terre, en quelque sorte “l’Extremis” le plus profond, dont Jésus nous indique et la Force et la Douleur, mais aussi et surtout, la Voie Libératrice dans sa Passion.

Que les gens de la Terre ne l’oublient pas

sans quoi la Pâque n’est plus la Pâque (le Passage)

et le Tombeau n’est pas exempt du cadavre[2] »

 Dans l’église catholique, c’est l’Empereur Constantin, on ne peut plus sanguinaire pourtant, qui présida le Concile de Nicée, en 325 ; ce concile fixa la date de Pâques, définit le Credo et aboutit à la condamnation d’Arius à l’initiative d’Athanase patriarche d’Alexandrie. Saint Pierre en est le fondateur reconnu.

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Saint Pierre.

Que nous est-il révélé sur le comportement de Petros par les divers écrits que nous connaissons ? Ce n’est pas un mystique certes et il manque d’intelligence. La veille de Pâques, dans sa fougue mal contrôlée, lors de l’épisode très connu du lavement des pieds des apôtres, il refuse de se laisser laver les pieds, puis demande que Iéshoua‘ lui lave aussi les mains et la tête, mais celui-ci lui « passe un savon » !

« “Adôn, toi, me laver les pieds !”

Iéshoua‘ répond et lui dit :

“Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant ;

Mais tu le sauras ensuite.”

Petros lui dit : “Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais !”

Iéshoua‘ lui répondit : “Si je ne te lave pas,

Tu n’auras pas de part avec moi”.

Shimon‘ Petros lui dit : “Adôn, non pas mes pieds seulement,

Mais aussi les mains et la tête.” » (Jean 13, 8-9). 

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Scène de lavement des pieds :

panneau gauche d'un retable de la Passion du ChristMaître du Livre de Raison, v. 1475Gemäldegalerie de Berlin

Lors de la Cène où Iéshoua’ partage le repas, avec ce plat unique comme partout en Orient où chaque convive plonge la main pour se servir, il annonce une trahison qui va se produire. Si les évangélistes sont en accord pour témoigner de leur tristesse lorsque Iéshoua‘ leur dit « Amen, je vous dis, l’un de vous me livrera, celui qui mange avec moi » (Marc 14,18), ils diffèrent ensuite.

Matyah dit qu’ils lui posèrent tour à tour la question : « Est-ce moi, Adôn ? » et que, lorsque vint le tour de Iehouda, il répondit : « Toi, tu l’as dit » (Matthieu 26, 22 et 25).

Marcos, rapportant la scène, ne désigne personne mais dit simplement « Un des douze, celui qui plonge avec moi dans le plat. » (Marc 14, 20).

Loucas rapporte à peine l’incident, survenu après la bénédiction du pain et du vin : « Cependant, voici la main qui me livre, avec moi sur la table » (Luc 22, 21).

Seul Iohanân rapporte que Shim’ôn-Petros lui demanda de poser la question à propos de celui qui le trahira : « Demande de qui il parle » et que Iéshoua‘ répond : « C’est celui pour qui je trempe le morceau que je lui donne ».

Il tendit ce morceau à Iehouda en lui disant : « Ce que tu fais, fais-le vite !

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Judas prenant la bourse.

Mais cela, parmi les convives nul ne sait pourquoi il le lui dit. » (Jean 13, 24 puis 26, 27, 28)

Iohanân est-il plus crédible que les autres évangélistes ? Il ne dit rien en tout cas qui confirme ce que rapportent les trois autres :

« Tandis qu’ils mangent, il prend du pain, bénit, partage et leur donne. Il dit : “Prenez ! Ceci est le corps, le mien”.

Il prend une coupe, remercie et leur donne. Ils en boivent tous.

Il leur dit : “Ceci est le sang, le mien, celui du pacte, versé pour beaucoup.” » (Marc 14, 22-24)

Loucas est le seul à ajouter : « Cela, faites-le en mémoire de moi. » (Luc 22, 19)

Seul Philippe indique clairement le symbolisme du pain et du vin :

« Iéshoua‘ a dit : “Celui qui ne mangera pas ma chair et ne boira pas mon sang n’aura pas la vie en lui.”

Qu’est ce que sa chair ? C’est la Parole, et son sang, c’est l’Esprit Saint. » (Philippe v. 18b)

Que s’est-il réellement passé au cours de la scène où le Christ partagea le pain et le vin avec les douze disciples présents ? Bien difficile de conclure des affirmations des uns et des autres, des contradictions de témoignages partiels et, peut-être aussi, partiaux !

Chacun de nous est le produit de la terre qu’il mange, du pain dont il se nourrit, du vin qu’il boit, du moins dans les régions du monde où les hommes mangent et boivent ces produits de leurs champs. Iéshoua‘ parle pour ceux qui sont sur la terre où il s’est incarné et non à tous les humains de la planète qu’une discipline étroite et bornée oblige, s’ils deviennent croyants, à des nourritures (le pain et le vin) qui ne leurs sont pas coutumières ! Tous les hommes sont ce qu’ils mangent ; cela est vrai aussi bien sur le plan physique que pour les nourritures relationnelles et mentales. Ce ne sont que des symboles de la Substance Unique qui constitue toutes choses…

L’Evangile des Ebionites [3] fait de Iéshoua‘ un végétarien qui ne peut manger le mouton égorgé pour la Pâque : « Pouvez-vous croire que j’ai désiré d’un grand désir manger avec vous de la viande pour cette Pâque ? [4] » Les Ebionites affirment que Jean-Baptiste ne se nourrissait pas de sauterelles, akris, mais de gâteau à l’huile, enkris ! Quelle importance ? Le Vivant n’a plus de notions…

Ayant eu la vision du Christ, Carlo Suarès rapporte le dialogue qu’il eut avec lui : « Mais, dis-je - et je ne riais plus - n'as-tu pas dit : “Voici ma chair, mangez ; voici mon sang, buvez.”

Et le Rabbi soudain terrible et comme brandissant la foudre :

“Ceux qui croient manger la chair de ma chair et boire le sang de mon sang, que ce soit en présence réelle ou en présence imagée, pensant m'adorer me maudissent.”

L'apparence du Rabbi avait disparu mais la réponse à la question qui m'était venue à l'esprit fut en moi comme une vision d'une grande simplicité et bouleversante, car je vis la tenace et tragique erreur des hommes qui inlassablement, jour après jour, absorbent l'Esprit et le transforment en matière, dans la cruelle illusion de s'élever vers ce qu'ils détruisent.

Car 1'Énergie supérieure absorbée (mangée) par 1'Énergie inférieure est toujours ramenée au niveau inférieur ; et où, et par quel impossible retour de flamme, trouverait-elle en ce qui l'a réduite sa remontée ?... Alors - et l'on me crut fou - je courus dans la ville en criant :

- “Faites-vous manger par Dieu ! Faites-vous manger par Dieu ! [5] »

Qu’elle est en vérité la source de cette vision ? Qui peut savoir ? Mais ce témoignage est chargé d’une grande énergie de vérité et mérite d’être longuement médité… pour qu’ensuite soit rendu possible ce qui fut dit :

« Devenez (…) le pain qui se rompt au Nom de Dieu, afin qu’à chaque instant de la Vie, un Etre connaisse la Communion Divine… [6] »

S’unir à Dieu, c’est se laisser absorber entièrement par la Vie ! « “Le pain qui se partage à la Communion des saints est le Corps qui se partage et se rompt pour s’Unir à Dieu.”

Comprenez Cela, c’est le Mystère de la Communion qui reste “mystère” tant que l’être n’a pas réalisé Ce qu’est l’Union Divine. [7] »

« Vous êtes Une Seule et Même Substance en des formes multiples, et lorsque cette Substance a atteint le degré adéquat au Divin, alors elle se rompt et se partage, car c’est une seule et même chose qui retourne au sein de la Fleur Première. [8] »

Et de préciser : « L’Hostie symbolique dans l’acte de la communion qui représente la Substance, c’est vous-même, c’est vous-même devenu Substance Divine en Son Unité, offerte à la Multiplicité pour re-trouver dans la Toute Communion des Saints la Substance Originelle[9] »

Matyah, Marcos et Loucas rendent compte de la même façon du baiser de Iehouda à Iéshoua‘, au matin, lors de son arrestation :

« Il s’approche de Iéshoua‘ pour l’embrasser. Mais Iéshoua‘ lui dit :

“Iehouda, d’un baiser, tu livres le fils de l’homme [10] !” » (Luc 22, 47-48)

Dans la traduction de l’Evangile de Jean par André Chouraqui, on ne trouve, au chapitre 18, ni le mot “trahison”, ni le mot “baiser” ! « “N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les Douze ? Et l’un de vous est un diable.” Il le dit de Iéhouda bèn Shim ‘ôn, l’homme de Quériot, qui allait le livrer, l’un des Douze. » (Jean 6, 70-71)

Est-il si sûr que ce soit Iehouda de Quériot, l’Iscariote, dont il s’agit ? Petros n’allait-il pas renier trois fois son Maître avant que le coq ne chantât ?

L’Evangile de Judas présente ce dernier comme le seul véritable disciple qui ne le trahit que sur sa demande !

« Mais toi, tu les surpasseras tous ! Car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle ! [ 11] »

L’Evangile de Judas fait apparaître une différence fondamentale entre la représentation qu’ont les apôtres de leur Dieu et ce qu’est Dieu pour Iéshoua‘. Lorsqu’ils affirment : 

« “Maître, toi […], tu es le fils de notre Dieu”. Jésus leur dit : “Que connaissez-vous de moi ? En vérité je vous le dis, nulle génération de ceux qui sont parmi vous ne me connaîtra. Lorsque ses disciples entendirent cela, ils se fâchèrent, s’emportèrent] contre lui dans leur cœur (…) “Que celui d’entre-vous qui est suffisamment fort parmi les êtres humains fasse surgir l’homme parfait et vienne se tenir devant ma face.” [12] »

Seul Iehouda osa se lever : « Il fut capable de se tenir devant lui, m[ais] il ne put le regarder dans les yeux, et il détourna son visage. Judas lui dit : “Je sais qui tu es et d’où tu es venu. Tu es [is]su du Royaume immortel de Barbèlô. Et le nom de qui t’a envoyé, je ne suis pas digne de le prononcer.” [13] » Ce qui revient à dire, que Iéshoua‘ « vient du divin Royaume d’en haut et qu’il est le fils du Dieu suprême. [14] »

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Fragment de l'évangile de Judas.

Iéshoua‘ le prend alors à part pour lui enseigner ce qui sera considéré comme l’enseignement d’une secte gnostique. « Sépare-toi des autres et je te dirai les mystères du Royaume. [15] »

« Il faut que le scandale arrive, écrit la Bible, mais malheur à celui par qui il arrive » ! Si un crucifié de plus ou de moins à cette époque n’a guère d’importance, le scandale des scandales est la résurrection ! Le Rabbi aurait pu être pris sans qu’il soit livré par Iehouda ! Souvent il a échappé à ses détracteurs car le temps n’était pas venu.

Une sorte de haine se cristallise sur la personne de Iehouda, comme sur le peuple juif [16] qualifié longtemps de déicide.

Le Rabbi connaît chacun de ceux qui le suivent. Dans l’Evangile de Judas, Il commente la vision allégorique que les apôtres auraient eu du Temple et leur dit que ce sont eux dont il s’agit lorsqu’il parle de ceux qui fourvoieront des générations humaines : « Et ils ont planté des arbres sans fruits, en mon nom, de manière honteuse (..) Et les bêtes que vous avez vues, qu’on menait au sacrifice, ce sont ceux que vous fourvoyez devant cet autel-là [17]. »

Il sait qu’il aura bien du mal à les convaincre qu’il est Vivant après sa sortie du tombeau ! Il sonde les reins et les cœurs. Il savait ce que ferait Shimôn, et lui avait d’ailleurs prédit son triple reniement. Il connaissait Iehouda avec qui il travaillait dans le secret, comme il connaissait Jean et les autres et voyait certains en tête-à-tête.

« La seule guerre sainte, dira le Prophète, c’est la guerre à l’intérieur de soi ». Mais l’Eglise, dans sa hiérarchie, ne mènera pas toujours cette guerre-là. Elle mènera souvent la guerre extérieure, brûlant sorcières et hérétiques, ainsi que leurs écrits ; et même les plus saints d’entre les siens, comme la béguine Marguerite Porete [18]. Quelque zèle que mirent les successeurs de Pierre à brûler les écrits qu’ils jugeaient hérétiques, notre époque a vu réapparaître certains d’entre eux. L'existence de l'Evangile de Judas a été attestée dès 180 après J.-C., par saint Irénée dans son Traité contre les hérésies. Le second évêque de Lyon, la capitale des Gaules, dénonce cet écrit en l’attribuant à un groupe gnostique. Il lutta contre ce qu’il appela les hérésies des gnostiques qui détenaient, prétendaient-ils, la connaissance permettant de dépasser l’existence matérielle, et des valentiniens qui prônaient l’image d’un Père inconnaissable.

Le monde illusoire est la contrefaçon du monde réel. Pour les gnostiques, l’humain doit retrouver son esprit « virginal » afin d’être parfait [19]. Leurs enseignements méritent d’être considérés.

Les premiers siècles du christianisme furent d’une vitalité extraordinaire qui produisit maints écrits ; il n’y avait aucun monolithisme. Est-ce pour accréditer l’affirmation de Petros vis-à-vis de Iehouda que l’Eglise a voulu les éradiquer ? Les copistes, une fois ces écrits condamnés, cessèrent de le transcrire.

Selon cet Evangile, Iehouda va contribuer, à sa demande, à libérer l'esprit de Iéshoua‘ en l'aidant à sacrifier son enveloppe charnelle pour renverser le processus de dégradation de l’énergie afin que se produise le retour à la Source. Naître à ce multiple unitif, à cette unité du multiple jusque-là inconcevable à l’esprit humain divisé contre lui-même ? L’entropie ne peut tout engloutir, la spirale redevient ascensionnelle et de nouveaux niveaux de conscience se doivent d’émerger. Un cycle s’achève qui doit permettre de passer du psychologique au Réel.

Un « juda », c’est une ouverture ! Iehouda joue son rôle d’ouverture, chargé en secret d’une tâche terrible. Ce « fils de perdition » que l’on dit damné, joue son rôle dans le drame cosmique. Il pénètre au cœur du processus de dégradation de l’énergie. « La Passion de Jésus n'est qu'un écran : cette Passion est celle de Iehouda. En vérité, ce retour n'est pas celui du Rabbi : ce que nous vivons aujourd'hui, comme premier retour, c'est celui de Judas. L'agent actif de la pénétration de la vie cosmique en nous[20] »

Carlo Suarès 

Carlo Suarès.

[1] Les citations des évangiles canoniques sont celles de la Bible de Chouraqui, Desclée de Brouwer, 1990.

[2] Karuna Platon, Les Chevaliers d’Aujourd’hui, les Chevaliers de Demain, Les Editions de la Promesse, 2000, p. 143.

[3] Attesté par Epiphane, écrit en grec dans la première moitié du second siècle.

[4] Evangiles apocryphes, réunis et présentés par France Quéré, Seuil, 1983, p. 60.

[5] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit.

[6] Karuna Platon, L’Instruction du Verseur d’Eau, Les Editions de la Promesse, 2000., p. 40.

[7] Ibidem., p. 39.

[8] Idem.

[9] Idem, p. 40.

[10] Le Fils de l’Homme : « Ben Adâm », mal traduit, comme il a été dit par Carlo Suarès.

[11] L’Evangile de Judas, p. 59. Ou “qui me sert d’habit” (note du traducteur). Ce manuscrit en copte dialectal a été retrouvé dans le désert égyptien, en Haute Egypte, près de Mynia, en 1970. Ce codex de 66 feuilles contient un exemplaire de l’Evangile de Judas (26 feuilles). La datation scientifique donne une fourchette de 220 à 340 après J.-C. Le graphisme du texte se rapproche de celui d’autres écrits datant environ de l’an 400.

[12] L’Evangile de Judas, op. cit., pp. 30-32.

[13] Ibidem, p. 32-33.

[14] Idem, p. 32, note 3.

[15] Idem, p. 33.

[16] Le mot Juif est une « réfection au XIIIe siècle d’après le féminin juive, du masculin juieu, du latin judaeus, du grec ioudaios, littéralement, membre de la tribu de Juda, un des douze fils de Jacob. Ce nom ayant été étendu à l’ensemble du peuple. Dictionnaire Etymologique du Français, Jacqueline Picoche, Dictionnaires Le Robert, 1992. Judas est donc membre de la tribu de Juda et le plus authentiquement “juif” !

[17] Idem, p. 38.

[18] Voir : Le Miroir des âmes simples et anéanties, Albin Michel, 1984.

[19] D’après Kinthia Appavou : http://vivrevouivre.over-blog.com/article-l-arbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal-60761529.html

[20] Mémoire sur le retour du Rabbi qu’on appelle Jésus, op. cit., pp. 67-68. Voir Le Mythe judéo-chrétien, par C. Suarès, Ed. Le Cercle du Livre, et la Bible restituée, par C. Suarès, Ed. du Mont Blanc.

Les citations de l'article proviennent de notre livre "Propos sur la résurrection de jésus qui fut appeler Christ"

Les lecteurs intéressés peuvent m'envoyer leur e-mail pour recevoir gratuitement une copie PDF de l'ouvrege.

Jésus, incarnation de l'Energie Christique, succédant à Mithra

SAINT JEAN ET LE DRAGON


14 avril 2017

"La Danse de Shiva" (Lionel Tardif) et "Le Tao de la physique" (F. Capra)

Qu’est-ce que la Création artistique ?

Suite de

A propos de Rain,   

ballet de Anne Teresa de Keersmaeker. Musique minimaliste de Steve Reich.

Chambre à bulle

"Rain", ballet de A. T. de Keersmaeker : un exemple de création artistique contemporaine exemplaire

  Lionel Tardif filmant « La danse de Shiva »

Lionel Tardif 

 La-Danse-De-Shiva-Documentaire 

https://www.youtube.com/watch?v=e-4w6fCN-lE

"Selon Ananda Coomaraswamy :

'Dans la nuit de Brahman, la nature est inerte et ne peut danser tant que Shiva ne le désire : il se relève de son extase et, dansant, envoie à travers la matière inerte des ondes sonores d'éveil. Et voici que la matière danse aussi, faisant autour de lui un cercle glorieux. Dansant, il soutient les myriades de phénomènes. Quand les temps sont révolus, dansant encore, il détruit toutes formes et noms par le feu et apporte un nouveau repos.' Cela est de la poésie, mais n'en est pas moins de la science". » (The Dance of Shiva, p. 78) (2)

Tao  TaoDanse

En 1986, Lionel Tardif a voulu filmer en Inde La danse de Shiva, interprétée par la plus grande danseuse de l’état du Tamil Nadu, Swarnamukhi (Visage d’Or) [1] après avoir lu Le Tao de la Physique [2] de Fritjof Capra. « Il avait été vivement impressionné de voir que, pour décrire le comportement des particules élémentaires dans une chambre à bulle, ce physicien utilisait le modèle employé il y a deux mille ans pour traduire le comportement du Danseur Cosmique. [3] »

Il filma ainsi la Danse du Serpent :  

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"La danse Cosmique s'image par le serpent. Ii symbolise ce que devient la matière lorsqu'elle se résorbe en Energie, ce qu'est l'Energie avant qu'elle ne se transforme en myriades de particules infinitésimales de Matière. Qu'est-il en effet, sinon la Vie qui anime toutes choses et dont  toutes les traditions ont gardé la souvenance?" 

(La Vouivre, un Symbole universel en collaboration avec Kinthia AppavouEditions La Table d'Emeraude, 1993 ; 1995. EDIRU, 2006) 4ème éd. Les Editions du Cosmogone, 2011, p. 54).

http://r-r-y-mougeot.wifeo.com/-a-la-maitrise-du-dragon-vouivre.php 

[1] - Voir (jusqu’au bout) https://www.youtube.com/watch?v=e-4w6fCN-lE

[2] - Fritjof Capra, Le Tao de la physique, Tchou, 1975.

[3] - Citation de notre livre La Vouivre, un symbole universel, (en collaboration avec Kinthia Appavou - Editions La Table d'Emeraude, 1993 ; 1995 -EDIRU, 2006) 4ème éd. Les Editions du Cosmogone, 2011), note p. 192. 

et "Le Tao de la Physique" de Fritjof Capra

 TaoCouverture

 Pour rétablir l'harmonie de toute la Nature,

l'humain doit participer à la Danse Cosmique

Mais il doit laisser l'Energie de la Vie  couler en lui en renonçant à ses désirs d'égo. "La Gita est très claire sur ce point : 

Toutes les actions se déroulent dans le temps par l'entrelacement des forces de la nature, mais l'homme, perdu dans une illusion égoïste, pense qu'il en est lui-même l'acteur. Celui qui connaît la relation entre les forces de la nature et les actions voit comment certaines forces naturelles agissent sur d'autres, et ne devient pas leur esclave (1)." 

 

TaoShiva

La danse de Shiva est à l'image de la Danse Cosmique,

et le ballet "Rain" (Pluie) en est un autre exemple.

" L'univers entier est ainsi engagé dans un mouvement et une activité infinis, en une continuelle danse cosmique, la danse de l'énergie.

Cette danse comporte une énorme variété de styles, mais, de façon étonnante, ils forment peu de catégories distinctes. L'étude des particules et de leurs interactions révèle donc beaucoup d'ordre. Tous les atomes, et par conséquent toutes les formes de matière dans notre environnement, ne sont composés que de trois particules massiques : le proton, le neutron et l'électron. Une quatrième particule, le photon, n'a pas de masse et représente l'unité de radiation électromagnétique." (2)

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Particules

 

"Les philosophies religieuses orientales traitent de la connaissance mystique éternelle qui dépasse le raisonnement et dont on ne peut donner une expression verbale adéquate. La parenté de cette connaissance avec la physique moderne n'est qu'un de ses divers aspects et, comme tous les autres, il ne peut être démontré de façon concluante, mais doit être expérimenté d'une façon intuitive, directe, immédiate." (3)

 (1) - 3, 27-8, cité dans Le Tao de la physique", p. 91.

(2) - Le Tao de la physique", p. 229.

(3) - Ibidem, p. 307.

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La Danse de Shiva,

la Danse des Particules Cosmiques,

tout comme le ballet Rain

exposent les Structures Universelles. 

Dans Rain tout comme dans la Dase de Shiva, les déplacements les envolées, les emballements comme les lenteurs sont calculés, suivent des parcours géométriques et la chorégraphie suit des algorithmes invisibles mais générant l’équilibre et la beauté.

« Voilà, dit Dieu, que Je fais toute chose nouvelle » ! Dieu aime la beauté... Et le créateur humain n’a pas forcément conscience d’obéir à son destin...

La Création humaine est à l’image de Celle du Créateur ; elle est de ce fait, toujours neuve et l’Humain ne peut qu’obéir au Créateur qui Lui, transcende sa Création. « L’homme ne peut jamais sortir de l’obéissance à Dieu. Une créature ne peut pas ne pas obéir. Le seul choix offert à l’homme comme créature intelligente et libre, c’est de désirer l’obéissance ou de ne pas la désirer[1] » Ne la désirant pas, il obéit mécaniquement malgré lui, comme tous les règnes qui le précèdent ; s’il la désire, à cette nécessité mécanique qui s’impose au corps charnel, se surajoute la possibilité de transcender l’espace-temps. Dans le premier cas, il entre dans une souffrance sans espérance. Dans le second, la souffrance qu’il traverse est vue comme relative et il accède à la Vérité. Que de patience, de courage, de force d’âme, de convictions et d’humilité ne faut-il pas pour renoncer au paraître pour Être à l’image de son Créateur... C'est le déploiement naturel de l'Illusion cosmique, de la Maya, sans détournement contre nature ?


[1] - Simone Weil, Pensées sans ordre concernant l’amour de Dieu, Gallimard, 2013, p.70-71.

 De la Musique des Sphères à la Symphonie des Nombres Premiers :

http://nombres-premiers-et-symphonie.wifeo.com 

Réconcilier science et conscience, chimie et alchimie, science profane et science initiatique... 

En montrant que la particule de lumière peut être à la fois onde et particule, A. Steinberg remet en cause une théorie fondamentale de la physique quantique !

04 avril 2017

"Rain", ballet de A. T. de Keersmaeker : un exemple de création artistique contemporaine exemplaire

Qu’est-ce que la Création artistique ?                                                                    

A propos de Rain,

ballet de Anne Teresa de Keersmaeker.

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Musique minimaliste de Steve Reich.

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Le 31 mars, au théâtre d’Evry, ce ballet surprit beaucoup ceux qui ne connaissaient rien, comme moi, à la « musique minimaliste », et peu de chose à la danse contemporaine ! Au premier abord, cette musique étrange, assez répétitive et désagréable à l’oreille, peut paraître assommante, envoûtante, voire hypnotisante ! Elle est de fait électrisante pour les danseurs qui vibrent à l’unisson de ces sons étranges en faisant des prouesses de déplacements rapides, harmonieux.

C’est qu’elle est neuve, subtile à l’oreille exercée mais odieuse à celle qui veut retrouver des phrases musicales, des recherches d’émotions, sentimentales, des habitudes anciennes, du connu... Or  elle n’est rien de tout cela ! Elle est vierge de tout effet recherché, de toute sentimentalité et les danseurs en connaissent les moindres variations inaudibles aux béotiens. L'œuvre a été écrite pour "un violon, un violoncelle, deux clarinettes et deux clarinettes basses, quatre pianos, trois marimbas, deux xylophones, un vibraphone (ou métallophone), des maracas, et quatre voix féminines amplifiées."

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Le ballet devait gagner beaucoup lorsque l’orchestre jouait dans la salle, ce qui n’a pas été le cas ce soir là au théâtre d’Evry. La musique enregistrée est loin sans doute de toucher autant l’auditeur que la présence  effective des musiciens....

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 Les premières réelles œuvres de Steve Reich datent des années  1960 ; le hasard a été à l’origine de sa découverte, et celles-ci « sont construites sur le principe du décalage graduel de l'exécution des motifs musicaux, créant par phasage/déphasage, des sonorités nouvelles (...) il a l'idée de faire passer en continu deux boucles du même son, jouées simultanément au départ, puis de les accélérer progressivement l'une par rapport à l'autre. Ce procédé a pour effet de générer de nouvelles figures sonores à partir du même matériau musical. » (Wikipedia)

Le « hasard » est souvent divinement inspiré et Einstein disait que « hasard » était le nom de Dieu ...

« Rain », « Pluie » ! Quel étrange nom pour un ballet ! C’est que la pluie est Naturelle... et tout ce qui est Nature-El [1], coule de Source, sans conflit, sans émotions sentimentales, sans heurts, sans pensées personnelles. Ainsi les notes de musique doivent couler comme des gouttes d’eau, avec leur pesanteur sans plus, par vagues, avec peu d’écarts, avec le scintillement d’une minuscule différence, comme scintillent dans le ciel, pour qui sait voir, les spicules d’éther qui éclatent comme de brèves étincelles argentées.

[1] - EL est l’un des Noms de Dieu, pour les Hébreux. La Langue des Oiseaux alchimique décrypte : E (L’Homme des Profondeurs, l’Homme Parfait qui a renié toute contre création et dépassé l'Illusion cosmique)- L (la manifestation physique de la Transcendance).

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Les lignes géométriques tracées sur le sol sont des repères-guides pour les danseurs,

7 femmes et 3 hommes de toutes nationalités.  

Ainsi les voix des chanteuses s’harmonisent sans efforts, les déplacements des danseurs coulent, fluides toujours, dans la lenteur comme dans les accélérations. Les corps se croisent, glissent les uns près des autres,  dansent à l’unisson, puis les vagues naissent et disparaissent dans le même mouvement impersonnel. Un corps se jette sur un autre pour être projeté en l’air sans effort et disparaître aussitôt, anonyme comme une goutte d’eau dans la vague... Tout est fluide, rapide, au rythme des pulsations de la musique qui induit chaque pas, chaque accélération, chaque sortie du plateau et chaque entrée... Comme la musique, les vagues et déplacements sont répétitifs certes, mais « les phrases dansées » sont elles aussi sur le principe du décalage graduel de l'exécution créant par phasage/déphasage un fil continue qui se distend, pour se ressouder, le tout sans effort apparent, avec une aisance gracieuse jusque dans les acrobaties les plus périlleuses... La machine chorégraphique est bien huilée ; les danseurs sont télécommandés  par les déphasages musicaux, et suivent les rails des tracés géométriques marqués sur le sol...

C’est impersonnel, sans conflit, sans émotivité sentimentale, sans pensées... Un mouvoir naturel dans un décor sobre de longues cordes dorées formant un rideau souple, demi-circulaire..

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C’est une joie rare que chaque danseur éprouve, dansant dans la paix avec une joie évidente et une harmonie sans égale, une virtuosité sans pareil...

 Cette Création contemporaine est neuve, loin de la contre création de certaines œuvres d’art modernes, laides, provoquantes, sans structures, à l’image du malaise de leurs auteurs.

- par l’équipe internationale venue de tous les continents qui a mis au point cette œuvre : chorégraphe, musicien, danseurs, mais aussi les assistants, les répétiteur, scénographe, costumier, coordinatrice, couturières, techniciens... tous excellents dans leur domaine : une rare unité-plurielle comme est vouée à le devenir l’humanité entière...

- par sa musique impersonnelle, sans effets, dépouillée de toute émotion,  mêlant voix de femmes, clarinettes basses, instruments à cordes, piano et percussions à claviers.

- Elle expose les structures universelles. Les déplacements les envolées, les emballements comme les lenteurs sont calculés, suivent des parcours géométriques et la chorégraphie suit des algorithmes invisibles mais générant l’équilibre et la beauté.

« Voilà, dit Dieu, que Je fais toute chose nouvelle » ! Dieu aime la beauté... Et le créateur humain n’a pas forcément conscience d’obéir à son destin...

La Création humaine est à l’image de Celle du Créateur ; elle est de ce fait, toujours neuve et l’Humain ne peut qu’obéir au Créateur qui Lui, transcende sa Création. « L’homme ne peut jamais sortir de l’obéissance à Dieu. Une créature ne peut pas ne pas obéir. Le seul choix offert à l’homme comme créature intelligente et libre, c’est de désirer l’obéissance ou de ne pas la désirer.[1] » Ne la désirant pas, il obéit mécaniquement malgré lui, comme tous les règnes qui le précèdent ; s’il la désire, à cette nécessité mécanique qui s’impose au corps charnel, se surajoute la possibilité de transcender l’espace-temps. Dans le premier cas, il entre dans une souffrance sans espérance. Dans le second, la souffrance qu’il traverse est vue comme relative et il accède à la Vérité. Que de patience, de courage, de force d’âme, de convictions et d’humilité ne faut-il pas pour renoncer au paraître pour Être à l’image de son Créateur... C'est le déploiement naturel de l'Illusion cosmique, de la Maya, sans détournement contre nature ?


[1] - Simone Weil, Pensées sans ordre concernant l’amour de Dieu, Gallimard, 2013, p.70-71.

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Le Dieu Créateur :

William Blake, L'Ancien des Jours (Urizen mesurant le Monde),

Londres. British Museum.

A travers toutes les diversités qu'elle prend, quel est le sens profond et premier de la danse ?

 Pour votre joie de vivre, pratiquer la "Danse Libre", selon Anne-Marie Bruyant, admiratrice d'Isadora Duncan et de Malkovsky

Tidiani N'daye (Mali) et Dada Masilo (Afrique du Sud), tous deux chorégraphes et danseurs, portent dans leurs solos respectifs la danse contemporaine à son plus haut niveau d'expression

A suivre...

Les danseurs ne sont-ils pas comme des électrons libres dans une chambre à bulle ?

Chambre à bulle

 

27 mars 2017

Contre les Discriminations, pour l'acceptation de toutes les différences...

Trois exemples de lutte intelligente

contre les discriminations

 L'association " Ya Foueï "et le projet " Il paraît qu'eux... "

https://www.helloasso.com/associations/association-ya-fouei 

Impliqués depuis plusieurs années dans différents champs d’interventions de l’éducation populaire et dans la vie sociale des quartiers, les membres de l’association YA FOUEÏ ont à cœur de favoriser, développer et promouvoir par le biais d’actions artistiques et culturelles des initiatives formatrices et socialisantes.

 

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Festival "il parait qu'eux"

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 Les élèves de 4eA et de 4eD ont participé au Festival de courts métrages organisé par l'association Ya Fouei,  sur le thème "il parait qu'eux...."
Cette sortie pédagogique, organisée par Mme Barbon, s'est faite au Centre Louis Lumière dans le 20e arrondissement, tout près de l'établissement.
  Il s'agissait d'aborder des thèmes forts de l'Enseignement Moral et Civique (EMC) :
  • le vivre ensemble, 
  • le racisme, 
  • la polygamie,
  • l'homophobie,
  • et d'autres formes de discrimination.                        

 Trois courts métrages ont été projetés aux élèves :

  • Maman(s) de Maimouna Doucouré (Aida 8 ans, Rama..)
  • Goût bacon de Emma Benestan (Bilal et Adil)
  • Soury de Christophe Switzer ( Wassim et Bob)
http://www.ilparaitqueux.edoo.fr/120/festival-2017.html

* * *

Compagnie "Ignatus et les frères Makouaya"

« Et comment vous faites, chez vous ? »

spectacle Jeune Public

IMPORTANT : un site dédié à ce spectacle sur www.ignatusmakouaya.com

Spectacle “jeune public” avec Amour et Christian Makouaya (Congolais) :

« Et comment vous faites chez vous ? »

ou la rencontre des musiques africaines et européennes.
Dans ce spectacle, les frères Makouaya et ignatus explorent avec étonnement les nombreuses différences de pratique entre les musiciens africains et européens : les instruments, la transmission du savoir, la notation de la musique, l’approche harmonique et rythmique, la place de la musique et du musicien dans la société …
Petit à petit, ils se rapprochent et marient leurs musiques.
Un spectacle à la fois drôle, vivant et instructif, adapté aux enfants à partir de 6 ans, mais aussi conçu pour que les adultes ne s’y ennuient pas.

Quelques extraits du spectacle donné Place des Fêtes en novembre 2012 sur le site...

* * *

Vous qui êtes "entendants",

apprenez la langue des Signes

pour communiquer avec les mal-entendants,

comme eux

26Langue des signes

Apprendre 300 mots du quotidien en LSF (partie 1) - YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=rz3jw0_XXoc

logo_ALSF5

formation_langue_signes31

Les journalistes autistes du "Papotin" publient un livre atypique et délicieux, "Toi et moi, on s'appelle par nos prénoms"

Jacques Lusseyran, aveugle, témoigne de « Ce que l’on voit sans les yeux » !

La marche du 27 novembre de la gare de Brétigny-sur-Orge au camp de Linas, où furent internés les familles de Tsiganes et autres Gens du Voyage, du 27 novembre 1940 au 21 avril 1942

10 mars 2017

Tracé traditionnel du Blason du Chevalier au Moyen Âge

Devenez Géo-Maître, Maître de la Mesure !

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Blason de Chevalerie

 L’écu selon la construction traditionnelle

 donnée par Christian Jacq et Patrick Delaperrière

 dans De Sable et d’Or.

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TRACE DU CARRE ET DES RECTANGLES D’OR

étabi en collaboration avec Kinthya Appavou

("La spirale évolutive du tarot essentiel" de Kinthia Appavou)

1) TRACER les axes verticaux et horizontaux de la feuille en trouvant leur milieu pour déterminer le centre de la feuille à partir duquel on va construire le carré.

2)  CONSTRUIRE un carré de 21 cm de côté : Mesurer une longueur de 10.5 cm et positionner votre compas au centre de la feuille, et tracez les 2 points sur l’axe vertical et les deux autres points sur l’axe horizontal.

3) POUR TROUVER les 4 angles de votre carré, positionner votre compas (de rayon 10.5 cm) sur l’un des points de l’axe horizontal et tracer un petit arc de cercle. Faites de même en vous positionnant sur l’un des  points de l’axe vertical pour tracer l’autre arc de cercle, ce qui vous permettra d’obtenir un angle correspondant au point d’intersection des deux arcs de cercle. Faites de même pour trouver les autres angles du carré ABCD. Le point F sera le milieu  de la droite AB et le point E, le milieu de la droite CD.

4)  VÉRIFIER avec votre règle que votre carré est bien de 21 cm et que les milieux des carrés soient exacts.

5)  TRACER les diagonales EB et EA et nommer le point 1 aux points d’intersection de ces diagonales avec l’axe horizontal.

6)  TRACER un arc ayant pour rayon EC jusqu’à la droite EB dont le point d’intersection se nommera R. De même, en symétrie, tracer un arc ayant pour rayon ED jusqu’à la droite EA dont le point d’intersection se nommera Q.

7) PRENDRE comme rayon BR et poursuivre l’arc CR jusqu’au point d’intersection avec la droite AB qui se nommera G. De même, prendre comme rayon AQ et poursuivre l’arc DQ jusqu’au point d’intersection avec la droite AB qui se nommera J.

8) MESURER FG avec le compas et reporter cette mesure au point qui se nommera H sur la droite CD en prenant comme centre E et parallèlement à FG. Mesurer FJ avec votre compas (normalement c’est la même mesure que FG) et reporter la mesure sur l’axe  CD au point qui se nommera I en prenant comme centre E et parallèlement à FJ.

9) VOUS OBTENEZ deux rectangles dorés AJID et GBCH (AJ x 1.618 = AD). Les deux rectangles dorés s’imbriquent  et ménagent un étroit rectangle GJIH partagé en deux parties égales par l’axe  FE.

TRACE DES ETOILES A CINQ BRANCHES

Blason 19avril5

10)    TRACER la droite H1 et reporter 21cm pour  marquer le point O. De O comme centre, le cercle de 21cm de rayon coupe l’axe XX' du carré primitif en N. P se trouve à l’intersection des cercles de 21cm de rayon de centres G et N. Tracer alors en couleur l’étoile GHONP.

De même symétriquement, tracé la droite I1’ et reporter 21cm pour  marquer le point K. De K comme centre, le cercle de 21cm de rayon coupe l’axe du carré primitif en L. M se trouve à l’intersection des cercles de 21cm de rayon de centres J et L. Tracer d’une autre couleur l’étoile JIKLM.

12/ LES DEUX ETOILES à cinq branches s’interpénètrent. Les pentagones inclus au centre de chaque étoile engendrent deux nouvelles étoiles af1’dga et bhc1eb que vous tracerez comme ci-dessus.

  Blason 19avril2

TRACE DES CENTRES 2 ET 2’, 3 ET 3’ :

13/ Détermination des points 2 et2’ : L’axe du carré primitif passe par n, Q (1’), i, j, R (1) et L.

 La parallèle à HO passant par f coupe cR en 2.

La parallèle à No passant par Q coupe Qd en 2’.

14/ Détermination des points 3 et 3’

La droite  EB coupe l'axe XX' en R et R2’ coupe la parallèle à Lm passant par m en 3.

La droite Nf coupe AE en Q’ et Q’2’ coupe la parallèle à Np passant par m en 3’

 15/ Tracer des arcs de cercle :

De 1 comme centre, l’arc de cercle de rayon NX coupe Ml en m’.

De 2 comme centre, l’arc de cercle rayon nm’ coupe f2 en r.

De centre 3, l’arc de cercle de rayon 3r coupe l’axe FE en s.

 Faire de même symétriquement.

La Chevalerie éternelle ou les Valeurs oubliées de l'Initiation Occidentale.

- à la Chevalerie venue du Moyen Age

 Le musée des Templiers à la Commanderie templière d'Arville, dans le Perche  

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Détail décoratif de l'Hôtel de Ville de Delf, Pays-Bas,

montrant les divers hameaux historiquement rattachés au bourg.

A lire: - Chevaliers d'aujourd'hui. Chevaliers de demain.

Les Enseignements du Compatissant.

Editions de la Promesse, 1970.

- La Métaphysique des chiffres, chapitre "Être Géo-Maître".

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Dans l'église Saint-Martin de Monaco, les vitraux mettent en valeur la Chevalerie